23/02/2012

Le boucher met son grain de sel

EFFETBOEUF_BDYves-Marie Le Bourdonnec est partout. Sur les chaînes de télévision, les radios et dans les colonnes des journaux. L’Effet Bœuf, au sous-titre volontairement provocateur  « Et si les vaches mangeaient de l’herbe ? » (éditions Michel Lafon) est en vente depuis ce matin dans toutes les  libraires. Le boucher d’Asnières (92), se fâche tout rouge. Au fil de quelques 200 pages co-écrites  avec Thibault Danancher, il explique pourquoi, selon lui, l’élevage en France file un mauvais coton et que toute la filière va droit dans le mur d’avoir fait le choix du rendement aux dépens de  la qualité. Les éleveurs, les bouchers, les consommateurs et tous les prescripteurs peuvent faire évoluer la situation. Pour Restauration21, il revient plus précisément sur les relations entre les bouchers et les restaurateurs. 

 

Restauration21- Comment les restaurateurs peuvent-ils se positionner dans le débat que vous ouvrez sur la filière bovine ? 

 

Yves-Marie Le Bourdonnec : Les restaurateurs transforment un produit brut qu’ils achètent bien souvent à un grossiste. Ils ne savent pas couper la viande, ce qui est normal car ce n’est pas leur métier. Leur problématique consiste à s’assurer un approvisionnement régulier d’une viande malheureusement qualitativement moyenne. Si un cuisinier me demande conseil, je lui apprends les rudiments de la découpe. Je ne m’impose pas comme intermédiaire car je considère qu’un maillon supplémentaire n’est pas nécessaire. Par contre, je le mets en relation avec le producteur ou avec des intermédiaires spécialisés. Aujourd’hui, les éleveurs peuvent proposer des produits pour tous les styles de restauration.

 

Restauration21- Que pensez-vous des mentions « race à viande » sur les cartes des restaurants ?

 

 

YMLB – Ces mentions ne sont  pas des gages de qualité. On a baptisé « races à viandes » la charolaise, la limousine et la blonde d’aquitaine pour leur rendement musculaire, et non pas pour leur qualité de viande.  

 

Restauration21- Les restaurateurs doivent-ils obligatoirement augmenter leur coût matière s’ils veulent un produit de meilleure qualité ?

 

YMLB - Non, pas forcément. Même sur des viandes coûteuses en raison de leur haute qualité, les restaurateurs peuvent valoriser des morceaux peu onéreux grâce à leur savoir-faire de cuisinier. Le fait de maîtriser la transformation du produit brut leur permet, en quelque sorte, tout en utilisant des parties moins nobles sur une carcasse,  de taper sur la gamme supérieure. Ils proposeront alors sur leurs cartes de recettes roboratives, cuites en cocottes par exemple, très demandées en ce moment par les clients des restaurants.

 

Restauration21 – Comment apporter de la valeur ajoutée à une  viande en restauration?

 

YMLB : Le restaurateur a les moyens de contrôler la qualité de la viande qu’il sert à ses clients. Par exemple, dans le cas des burgers très en vogue en ce moment, le cuisinier qui est équipé pour hacher la viande dans sa cuisine sait obligatoirement quels sont les morceaux qui composent le steak puisqu’il les a choisis. Il ajustera la cuisson aux genres de morceaux utilisés et en tirera le meilleur goût et le meilleur rendement. En fait, il aura une histoire à raconter.

15/02/2012

Blé : McDonald's France s'engage à acheter 8 500 t/an à prix ferme sur 3 ans

Photo@Restauration21C'est une première pour les secteurs de la restauration et des céréales.

Mardi 14 février, McDonald's France a signé la première contractualisation pluriannuelle de la filière blé avec les coopératives Valfrance,  Beauce Gâtinais Céréales, les Grands Moulins de Paris/Nutrixo et East Balt France, son  principal fournisseur de petits pains spéciaux (buns). L'accord concerne 8 500 tonnes de blé achetées par an à un prix ferme départ coopérative , sur 3 ans renouvelables, à partir de la récolte 2012. Ce qui représente, en aval,  25 % des besoins annuels de l'enseigne de restauration pour la production de ses buns et en amont 140 exploitations agricoles. En 2011, 36 087 tonnes de blé d'origine 100 % française ont servi à la fabrication de 644 millions de  buns par East Balt France pour les 1 226 restaurants de l'enseigne, impliquant 495 producteurs de blé français.

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Plus d'1 Français sur 2 serait désireux de manger bio hors domicile

Photo©Restauration21 (3)Selon les chiffres de l'Agence Bio présentés hier, 62 % des Français se déclarent intéressés par des repas préparés avec des produits bio dans les hôpitaux, 60 % dans les maisons de retraite, 56 % au restaurant, 50 % dans les centres de vacances et 46 % en restauration rapide et à emporter. Ils seraient 53 % d'actifs à souhaiter consommer des repas à base de produits bio sur leur lieu de travail, à la cantine ou au restaurant d'entreprise et 41 % seraient prêts à en acheter via les distributeurs automatiques.


L'Agence Bio, qui fête ses 10 ans, estime que le marché des produits bio a quadruplé en une décennie, enregistrant pour l'année 2011 une croissance d'au moins 10 % pour approcher les 4 milliards d'euros.


Photo©Restauration21

13/02/2012

Une première légumerie bio en Ile-de-France

Photo©Restauration21Les premiers sachets de  carottes et pommes de terre épluchés et lavés sont sortis il y un mois des lignes de la légumerie de la ferme de La Haye située dans les Yvelines. Ce nouvel outil, type "algéco" est le seul sur l'Ile-de- France à proposer des légumes en 4e gamme en flux tendu  (DLC de 6 jours), non piècés, et prêts à cuire aux opérateurs de la restauration collective. L'agriculteur Xavier Dupuis en est le créateur, soutenu par le GAB  Ile-de-France (Groupement des Agriculteurs Biologiques) via la structure associative  Fermes bio d'Ile-de-France, et par Vivrao.  Sur cette parcelle de terre de 140 hectares (initialement destinée à accueillir un circuit de F1),il cultive 2 hectares de terre des carottes  en conversion vers le bio. De janvier à mars 22012, Elior Restauration Enseignement en servira à ses convives environ 35 tonnes dans plus de 700 restaurants scolaires franciliens. L'entreprise de restauration s'est engagée avec le producteur sur un volume d'achat, sur une  durée pluri-annuelle et sur un prix.


Sur sa première année de fonctionnement, la légumerie transformera 80 tonnes de matières
brutes : carottes, pommes de terre, choux, betteraves, salades. Sa capacité maximale -200 tonnes- devrait être atteinte d'ici 3 ans. Son approvisionnement sera assuré par 3 autres producteurs associés à Xavier Dupuis au fonctionnement de l'atelier de transformation, dans le cadre de la Cuma (coopérative d'utilisation de matériel agricole) bio Val de Seine : Olivier Ranke, producteur de pommes de terre dans le Val d'Oise, Damien Bignon, volailler dans les Yvelines et  président du GAB IDF, Grégory Véret, maraîcher dans les Yvelines et Ronaldo Omaya, maraîcher en Essonne. La commercialisation  des légumes de 4e gamme sur le marché de la restauration  collective est réalisée soit en direct par les agriculteurs, soit par Les Fermes bio d'Ile de France lesquelles fédèrent 25 agriculteurs du GAB pouvant potentiellement utiliser la légumerie.

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30/01/2012

Les Snackings d'Or récompensent deux produits éco-responsables

Les « Snacking d’Or by France Snacking » ont rendu  leur verdict. Plus de 20 000 votes ont été enregistrés sur le site portail  depuis le 30 novembre dernier pour départager les finalistes rigoureusement sélectionnés parmi près de 140 produits postulants.

Parmi les gagnants, citons deux produits intéressants :

Galet Snack  in stone (Comatec)  dans la catégorie "emballage", dont Restauration21 s'est déjà fait l'écho.

Bionade Sureau- snackingdor_10La Bionade Sureau qui remporte le prix spécial du  jury, un soda 100% bio très rafraîchissant (sans alcool) fabriqué avec les mêmes techniques de brassage que la bière. Sucré naturellement, c’est un des sodas les plus faibles en calories du marché avec 22 calories par 100 ml. Objectifs et bénéfices utilisateurs : Volonté de proposer une produit faiblement sucré et fort en gaz et au goût innovant. Conditionnement et DLUO : 500 ml - 8 mois. Société : Alternative Food and Beverage/Drinkyz

L'Hebdo de Restauration21

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Green Access

  • Un outil de comptage et de traçabilité de l'énergie verte

Le Boucher Bohème

  • Yves-Marie Le Bourdonnec est un Boucher Bohème

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