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21 posts from novembre 2009

26/11/2009

Congrès anti-durables

Le moins que l’on puisse dire est que les congrès du SYNHORCAT, en début de semaine, et de l’UMIH, clôturé ce soir à Nantes (44) n’auront pas fait le bien de la profession. Cet après-midi, la table ronde sur la TVA a été annulée, les esprits étant déroutés par 3 jours de fronde.  Depuis mardi, Christine Pujol, la présidente en titre de l'UMIH, défend becs et ongles son titre à André Daguin, l’ancien président ayant décidé de reprendre les rênes de l’UMIH (qu’il a dirigée pendant 11 ans jusqu’en 2008), et de s’auto proclamer président par intérim pour 3 mois, suite à un vote de défiance contre sa rivale. Le plus fort : tous deux comptent bien aller négocier lundi les dernières touches à l’accord avec les syndicats salariaux, 2e volet du contrat d’avenir. Et le signer ! Apparemment seule une action en justice peut régler le litige entre les deux postulants, aucune des deux parties n’ayant pour l’instant franchi le pas. En pleine crise d’image, les professionnels n’avaient pas vraiment besoin de cela.  

https://www.dailymotion.com/video/xb991r_congres-des-hoteliers-dans-un-clima_news

Christine Pujol

 

 

 

Un congrès pas facile pour Christine Pujol. 

 

25/11/2009

« De l’assiette aux champs » au menu du Conseil économique, social et environnemental le 8 décembre

André Daguin serait-il en train d’effectuer son retour médiatique sur la scène deP1040245 la restauration ? Alors que le congrès de l’UMIH bat son plein à Nantes (44), un communiqué de presse annonce qu’il présentera le projet d’avis « De l’assiette aux champs »  en discussion à l’assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental, au nom de la section du cadre de vie et de la section de l’agriculture et de l’alimentation :

 « Le Conseil économique, social et environnemental formule des propositions pour préserver et continuer à enrichir ce patrimoine national culturel que constitue la cuisine française. Elles visent à conforter la qualité des produits alimentaires en renforçant les liens entre les professionnels des « métiers de bouche » qui les valorisent, et les agriculteurs qui les leur fournissent. Elles portent également sur la nécessité d’améliorer l’information et l’éducation au goût des consommateurs, en particulier les plus jeunes, afin qu’ils aient le souci de se bien nourrir et apprennent le plaisir de cuisiner, au « risque » même d’inciter certains d’entre eux à en faire leur métier ».

Ce projet d’avis sera discuté en assemblée plénière le mardi 8 décembre 2009 à partir de 14h30. Il sera voté le mercredi 9 décembre 2009 à partir de 14h30.

 

100 % de la consommation électrique des McDo couverte par les Enr au 1er janvier 2010

L’enseigne de restauration rapide McDonald’ France (134 restaurants dans 859 communes) annonce qu’au 1er janvier 2010, 100% des restaurants McDonald’s couvriront 100% de leurs consommations avec de l’électricité d’origine renouvelable,  grâce au mécanisme des certificats verts fournis par Green Access, choisie pour sa capacité à regrouper des petits producteurs localement implantés en proximité des restaurants, avec un mix énergétique favorisant la petite hydroélectricité et les éoliennes..

Pour 2020, l’enseigne s’est fixé les objectifs de réduire ses émissions de GES de  60% sur le périmètre des restaurants (le périmètre des restaurants est le seul périmètre de responsabilité entière de McDonald’s France) et de 20% sur le périmètre global, qui inclut les phases amont de productions agricoles.

Dans les restaurants, 800 pompes à chaleur aérothermiques ou géothermiques pour la production d’eau chaude sanitaire seront installées en deux ans. Des tests de production électriques via la méthanisation des déchets cartons et organiques sont également programmés.

A partir du  7 décembre 2010, le site internet www.cooperonspourlenvironnement.com présentera les  solutions déjà partagées par McDonald’s.

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Inauguré en mai 2008, le restaurant McDonald’s de Beaugrenelle (Paris XV°) une série d’équipements innovants en matière de protection de l’environnement ainsi qu’un nouveau décor orienté sur ce thème.

23/11/2009

L’épisode de la TVA annonce les difficultés du Grenelle pour la profession

Aujourd’hui, la commission des finances du Sénat a voté à l'unanimité un amendement, présenté par des sénateurs centristes, au projet de budget 2010, visant à rétablir à 19,6 % le taux de TVA sur la restauration, réduit début juillet à 5,5 %. Nul doute que les représentants des deux principales organisations patronales, l’UMIH et le SYNHORCAT, seront chahutés la semaine prochaine lors de leur congrès respectif. Piégés par un bilan sur 4 mois seulement, les représentants professionnels n’ont pas réussi à convaincre les parlementaires agacés par des retombées de la baisse de la TVA qu’ils jugent  insuffisantes. Baisse des prix, embauche et protection de l’emploi, investissements, on ne s’attardera pas sur la réalité des 3 contreparties déjà amplement commentées par la presse spécialisée et grand public.

Pour Restauration21, c’est le comportement des restaurateurs, indépendants et chaînes, syndiqués ou non, qui est intéressant, la question de base étant : «Comment  est- ce que les groupements professionnels du secteur de la restauration se sont comportés par rapport aux conséquences de la baisse de la TVA ? ».La TVA sert ici d’ « analyseur » dans cet épisode de la vie de la profession : les indépendants n’ont pas vraiment adhéré au contrat d’avenir signé par les instances patronales avec Bercy en avril dernier, au contraire des chaînes. Dans le cas de la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement, l’application de cette loi  mettra sans doute en en jeu des mécanismes similaires de résistance, d’adhésion, au niveau des différents segments de la profession, indépendants et chaînes en particulier. Le Grenelle de l’environnement pourrait être pénalisé par un manque de légitimité. (Notons au passage que l’Etat lui-même a manqué l’occasion de faire explicitement le lien entre les investissements de modernisation attendus suite au passage de  la TVA à 5,5% et les investissements nécessaires préconisés par le Grenelle pour réduire les émissions de Gaz à effet de serre et réduire la dépense énergétique).

Que signifie le Grenelle de l’Environnement pour la profession ?  Quelle en sera la traduction concrète en termes de contraintes ? Les restaurateurs sont concernés à plusieurs titres : la qualité énergétique des bâtiments où sont installés leurs affaires, leur offre de produits (proximité, traçabilité, packaging), la modération des besoins de leurs clients (la carte durable), leurs consommations d’énergie, la gestion de leurs déchet. Il nous semble que, mis à part le chapitre sur l’eau,  tous les points du Grenelle constituent pour la profession un défi à relever, des solutions à trouver et à mettre en œuvre d’ici à 2, 6 ans et 10 ans environ, selon les échéances. Pour l’instant, certains acteurs travaillent de façon isolée, chacun de leur côté. Les chaînes innovent en matière de construction, de gestion de l’énergie, le font savoir et se différencient sur le marché.  Seuls quelques indépendants (ceux-là même qui déjà appliquaient une organisation du travail « moderne » avant l’heure des 35 heures) ont déjà posé des jalons. Ce sont des initiatives locales, individuelles considérées comme exemplaires.

De la même façon que la profession s’est accommodée du Contrat d’Avenir, le Grenelle de l’environnement pourrait donner  lieu des stratégies diverses selon les groupes d’acteurs au sein de la profession.

Paris soutient deux jeunes entreprises solidaires de restauration

Le développement durable en restauration, c’est aussi la création d’entreprises solidaires et créatrices d’emplois. « Les Visiteurs de l’art » (Paris XVe) et « le Triporteur » (Paris X) ont été sélectionnés par un jury composé d’acteurs parisiens de l’économie sociale et solidaire, suite à un appel à projets lancé en avril dernier. Sur 64 candidatures (toutes activités confondues), 12 projets ont été retenus. Parmi eux, « Les Visiteurs de l’art », un  café d’insertion dans le 15ème arrondissement, qui proposera en parallèle d’une restauration traditionnelle, des animations artistiques et culturelles. Il sera spécialement aménagé pour recevoir des personnes handicapées. La restauration sera en partie assurée par des personnes en insertion (2 emplois en insertion au démarrage). Sur le secteur de la street food, « le Triporteur » est un concept de micro-franchise solidaire et mobile» : vente de boissons et de « snacking » sur la voie publique à partir d’un triporteur électrique.  Le triporteur aura 3 rôles : gestion de la franchise, gestion des achats et des ressources humaines notamment en direction des publics éloignés de l’emploi pour la création de leur propre activité sous un mode « franchisé ». 50 emplois stables sont envisagés à l’horizon 2011.

Ces deux jeunes entreprises bénéficieront d’une participation financière en fonction de l’embauche d’allocataires du RSA, d’une aide à la recherche de locaux d’activité,  d’un accompagnement et d’une mobilisation des supports de communication de la ville de Paris.

A noter, également au sein des lauréats, la boulangerie « Farinez-vous » , la première  boulangerie d’insertion en France, qui vient d’ouvrir ses portes dans le 12ème arrondissement. 5 emplois sont d’ores et déjà créés dont 3 en insertion. Elle a bénéficié d’une aide financière de 15 000 euros.

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