Programmé pour cet été, un second Bioburger ouvrira ses
portes rue de la Victoire à Paris (IXe). Deux ans après leur coup d'essai
réussi passage de Choiseul (IIe), les jeunes fondateurs Louis Frack et Anthony Darré décident de
remettre le couvert et investissent 400 K€ dans un établissement de 55 places
assises. A la carte : une offre 100 % bio, centrée sur les burgers (bœuf,
poulet, tofu...) qui, comme celle du
premier restaurant, sera certifiée bio (catégorie 3). Pour rendre la
restauration élaborée à base de produits bio accessible au plus grand nombre de
clients, les patrons ont pris le parti de réaliser environ 10 points de moins
de marge que la moyenne du secteur de la restauration.
"Nous avons voulu
diminuer notre marge afin d'avoir un business model plus équitable. Nous voulons montrer qu'un autre modèle peut aussi fonctionner, permettre de se
développer sans pour autant générer du profit à outrance et contribuer ainsi le
mieux possible au développement global de l'économie, dans le respect du produit
et du consommateur" expliquent-ils ? Ok, mais comment ?
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Pommes et poires des Yvelines, yaourts et lentilles de
Seine-et-Marne, pain du Val-de-Marne... 20 000 lycéens franciliens mangent entre 5 et 6 produits issus de l’agriculture
biologique à la cantine. Le 4 avril, Jean-Paul
Huchon, Président de la Région Ile-de-France et Henriette Zoughebi, Vice-présidente
chargée des Lycées et des politiques éducatives ont reconduit le soutien de la
Région à l’introduction de produits biologiques à ce dispositif en faisant
voter une aide de 360 000 € destinée à 34 lycées (contre 31 en 2012). La Région
s’engage à prendre en charge 40 % des factures réglées par l’établissement pour
l’achat de produits issus de l’agriculture biologique et 60 % des factures
réglées pour l’achat de "pain Bio d’Ile-de-France", dans la limite d’un
plafond d’aide fixé à 40 € par élève demi-pensionnaire
De son côté, l’établissement scolaire s’engage à utiliser
prioritairement des produits régionaux et à mettre en place une démarche
éducative d’accompagnement. Des formations sont dispensées aux lycéens et au
personnel de cuisine avec le soutien du Groupement d’agriculteurs biologiques
(GAB) d’Ile-de-France.
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En avril, un parmentier printanier 100 % bio sera proposé au
menu de 15 lycées participants à l’opération "Mon Lycée mange Bio".
Cette opération est mise en place par le réseau des producteurs bio de
Rhône-Alpes qui accompagne 80 lycées dans leur démarche d’introduction
de produits bio locaux dans les restaurants scolaires.
Afin de faciliter
l’approvisionnement en produits bio locaux, le réseau Corabio (la coordination
Rhône-Alpes d’agriculture biologique) propose aux lycées de participer à un
événement "Plat commun 100 % bio" : un même plat dans plusieurs
lycées sur un mois donné. Pour accompagner cette opération, différents outils
sont fournis aux établissements : une fiche technique du plat, une liste
non exhaustive des fournisseurs potentiels par territoire ainsi qu’une affiche
pour annoncer l’événement dans le restaurant. Cet événement a pour vocation de
faciliter les échanges entre les équipes de cuisine et constitue une bonne base
de travail pour la pérennisation de l’opération "Mon Lycée mange
Bio".
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Jeudi 28 février, Stéphane Le Foll, ministre de
l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, a annoncé lors du colloque de l'Agence Bio au
SIA que Agrilocal allait devenir une référence pour le développement de la commande
publique de produits bio et de
proximité. Depuis la rentrée 2012, les 29 collèges publics drômois, tous en
gestion directe, sont équipés du logiciel agrilocal.fr, développé par le
Conseil général en partenariat avec la Chambre d'agriculture. Sur ce portail,
les agriculteurs locaux (132 fournisseurs répertoriés pour le moment, 6 400
identifiés) entrent, gratuitement, en relation directe
avec les structures publiques acheteuses dans le cadre d'un marché à procédure adaptée.
"C'est un nouveau mode de commercialisation
qui promeut les circuits courts économiques et géographiques", se
félicite Francis Aynaud, directeur du Développement économique au CG de la
Drôme. Et qui amène progressivement les agriculteurs sur le marché de la
restauration collective en contournant leurs aprioris sur les difficultés
administratives imputées au code des marchés publics. Les achats de denrées alimentaires
des collèges du département sont estimés à 3 M€.
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