La Semelog inaugure la première laverie industrielle robotisée de contenants alimentaires réemployables

Les robots récupèrent les pièces propres en sortie de lavage, les empilent et les déposent sur un socle rouleur. ©Restauration21

Implantée à Villeneuve-la-Garenne (92) , cette unité industrielle associe robotisation, intelligence artificielle, traçabilité et maîtrise des ressources. Elle pourra traiter 40 000 bacs et couvercles en inox par jour.

Coup d’envoi officiel jeudi 10 septembre pour la Semelog, le premier site industriel  dédié à l’approvisionnement, au lavage, au stockage, à la logistique, à la traçabilité et au contrôle qualité des contenants alimentaires réemployables en inox. Depuis janvier 2025, les contenants de cuisson, réchauffe et service en plastique sont interdits pour les établissements scolaires et universitaires, ceux accueillant des enfants de moins de 6 ans, et dans les services médicaux infantiles. Ce qui implique pour les es collectivités de + de 2000 habitants de  trouver des solutions alternatives à base de…

Implantée à Villeneuve-la-Garenne (92) , cette unité industrielle associe robotisation, intelligence artificielle, traçabilité et maîtrise des ressources. Elle pourra traiter 40 000 bacs et couvercles en inox par jour.

Coup d’envoi officiel jeudi 10 septembre pour la Semelog, le premier site industriel  dédié à l’approvisionnement, au lavage, au stockage, à la logistique, à la traçabilité et au contrôle qualité des contenants alimentaires réemployables en inox. Depuis janvier 2025, les contenants de cuisson, réchauffe et service en plastique sont interdits pour les établissements scolaires et universitaires, ceux accueillant des enfants de moins de 6 ans, et dans les services médicaux infantiles. Ce qui implique pour les es collectivités de + de 2000 habitants de  trouver des solutions alternatives à base de matériaux inertes et durables (les autres disposent d’un délai supplémentaire jusqu’au 1er janvier 2028).  Et depuis le 1er janvier 2022, la loi Agec oblige les services de portage de repas à domicile à conditionner ces repas dans des contenants réutilisables.

Pour répondre aux obligations de sortie du plastique dans la restauration collective, la Semelog, société d’économie mixte locale créée en 2022, regroupe 26 collectivités territoriales, représentant 85 % de son capital, aux côtés de la Banque des Territoires, Groupe Caisse des Dépôts, qui en détient 15 %. Son bassin d’intervention représente aujourd’hui près de 2,5 millions d’habitants en Île-de-France.  L’usine a démarré son activité en janvier 2026 à Villeneuve-la-Garenne, et sert des cuisines centrales et des établissements de restauration dans un rayon logistique pouvant atteindre environ 1 heure 30 à 2 heures.

Lire aussi : La Semelog entrera en fonction début 2026

« La réduction du plastique ne se décrète pas, elle s’industrialise pour rendre cette transition performante et accessible. Avec la Semelog, nous ne proposons pas seulement de laver des contenants : nous apportons aux cuisines et aux collectivités une solution complète, de l’approvisionnement jusqu’au contrôle qualité et à la traçabilité », souligne Gilbert Branchet, directeur général de la Semelog.

Passage à l’échelle

La Semelog met à la disposition des collectivités actionnaires  bacs et couvercles en inox, caisses filaires, paniers de vrac et socles rouleurs, lavage industriel, stockage sous atmosphère contrôlée, logistique, traçabilité et contrôle qualité. A pleine capacité et  en fonctionnement 3×8, l’unité pourra traiter quotidiennement 40 000 bacs et couvercles en inox (l’équivalent de 160 000 repas).  Et éviter l’utilisation chaque année de 450 tonnes de plastique à usage unique.  A terme, elle emploiera 70 personnes dont une majorité engagées dans un parcours d’insertion professionnelle.

Robotisation, intelligence artificielle et traçabilité

Installée sur près de 5 000 m², l’usine comprend 9 tunnels de lavage (Hobart) et 22 robots dotés de nombreux automatismes (Equans Digital -entité d’Equans France)  pour effectuer  les opérations les plus répétitives et les plus contraignantes. La robotisation sert à réduire la pénibilité, à sécuriser les opérations et à  concentrer l’intervention humaine sur le pilotage, le contrôle, la maintenance et la qualité.  Un dispositif de vision industrielle contrôle les contenants afin d’identifier d’éventuels résidus ou déformations en sortie de tunnel de lavage. Chaque équipement est doté d’un QR code gravé au laser, permettant d’assurer sa traçabilité entre les cuisines, les établissements de restauration, les transports et l’usine. Le stockage sous atmosphère contrôlée (40 % des capacités de stockage du site) contribue à sécuriser la qualité sanitaire des contenants jusqu’à leur remise en circulation.

Lire aussi : La laverie industrielle de la Semelog lavera 40 000 contenants par jour

Au-delà de son implantation francilienne, la Semelog constitue un démonstrateur industriel susceptible d’être reproduit dans d’autres métropoles et bassins de restauration collective. Des études sont engagées avec Aix-Marseille-Provence et sur l’axe Lyon–Clermont-Ferrand afin d’évaluer la pertinence de démonstrateurs territoriaux adaptés à leurs flux de restauration collective.

Alignés, ces 40 000 contenants représentent près de 13 kilomètres, soit environ un tiers de la longueur du boulevard périphérique parisien. ©Restauration21

En chiffres
– Investissement total de 35,8 millions d’euros : 22,9 M€ pour l’usine robotisée de lavage, 12 M€ pour l’acquisition des contenants et matériels réemployables et 900 K€pour la traçabilité et le contrôle qualité.
– Financement de :
ADEME → 999 K€
Fonds FEDER→  1,7 M€
Région Île-de-France →550 K€
Citeo Pro → 40 K€

Jean Hornain (DG de Citeo, Stéphane Guglielminetti, (directeur commercial Hobart France) et Gilbert Branchet (DG Semelog). ©Restauration21

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Lydie Anastassion

Lydie Anastassion est la créatrice du média Restauration21 ainsi que sa directrice de publication.

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