La promotion 2026 témoigne de l’évolution des métiers de bouche et de l’émergence d’une nouvelle génération de professionnels convaincus que la durabilité est désormais une exigence à part entière de leur métier.
Il n’a pas pu retenir ses larmes à l’annonce du palmarès ! A 24 ans, Baptiste Prieur a décroché le premier prix du Concours La Cuisine Durable. La 4e édition, organisée par la Fondation pour la Cuisine Durable by Olivier Ginon, s’est déroulée le 28 septembre à la Brasserie L’Ouest Bocuse à Lyon (69). L’établissement accueillait également l’épreuve « jumelle » pour la pâtisserie. Chacune réunissait 6 finalistes.
Le chef de partie au Couvent des Minimes à Mane (04) a séduit les 3 jurys (réalisation, dégustation et oral) avec sa recette intitulée « Mémoire des Collines, Pot-au-feu d’Agneau de Sisteron ». Les candidats ont revisité pot-au-feu régional à la viande en valorisant leur terroir, la saisonnalité et les producteurs locaux, avec la féverole comme ingrédient imposé. Ils étaient évalué sur la saisonnalité, le sourcing, la gestion des ressources, la lutte contre le gaspillage et la cohérence globale de leur démarche. Dans cet esprit, ils devaient également réaliser une « assiette du lendemain », à base des sous-produits issus de la recette principale. « J’ai réalisé une salade de restes, bien snackée et condimentée » a expliqué le lauréat à Restauration21.
Le second prix a été attribué à Luke MacLeod, chef au restaurant Sandikala à Galan (65) et le troisième à Olivier Massol de l’Auberge de la Vallée à Nassandres-sur-Risle (27).
Profils variés
Côté sucre, Axel Pachot, chef pâtissier au Château du Mont Joly à Sampans, a remporté le 3e concours La Pâtisserie Durable avec son « Millefeuille aux gaudes, poires et champignons – Quand la forêt de Chaux rencontre les poires d’automne ». La clé de son succès, le champignon –imposé- utilisé en 3 variétés : la morille, la chanterelle et le mousson.
La promotion 2026 témoigne de l’évolution des métiers de bouche et de l’émergence d’une nouvelle génération de professionnels convaincus que la durabilité est désormais une exigence à part entière de leur métier. Les profils réunis étaient particulièrement variés : chefs et pâtissiers issus de grandes maisons (Taillevent, Baumanière, Le Couvent des Minimes, Le Château du Mont Joly), chef déjà distingué d’une étoile Michelin et d’une étoile Verte Michelin, ancienne comptable en reconversion, ex-doctorant en chimie devenu pâtissier, entrepreneurs ayant créé leur propre activité ou encore jeunes talents déjà repérés au sein de grandes brigades.







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