Le groupe a pour objectif de réduire de 25 % en moyenne l’empreinte carbone de ses restaurants d’ici 2030 (vs 2023) et notamment de 50 % celle de Burger King (vs 2019).
Présenté le 23 septembre au siège du Groupe Bertrand à Levallois (92), le rapport de durabilité de Bertrand Franchise (11 marques) constitue la première prise de parole devant la presse du premier groupe français de restauration franchisée (3 Mds€ de vente sous enseigne) sur le sujet environnemental. Aux commandes de l’exercice : Christophe Gaschin, CEO du Groupe Bertrand et de sa filiale et Muriel Reyss, directrice RSE de cette entité.
Conserver les marqueurs d’une « cuisine populaire » dans un contexte multicrise
En préambule, Christophe Gaschin a tenu à repréciser le contexte actuel économique et social contraint : une période de hausse des coûts alimentaires et énergétiques que les enseignes doivent assumer tout en maintenant leurs prix et leurs standards afin de servir une « une cuisine populaire » au plus grand nombre – 20 millions de repas par mois – répondant à tous les instants de consommation. Et ceci alors que le réchauffement climatique impose que les 450 franchisés et 45 000 collaborateurs sous enseigne s’approprient de nouvelles pratiques professionnelles. Dans ce but, le groupe s’appuie de la Fresque de la restauration (Hazelle), un atelier collaboratif de 3 heures, adapté aux spécificités des enseignes afin de rendre les actions engagées lisibles et les enjeux concrets.
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En 2025, Bertrand Franchise s’est approvisionné pour 500 M€ auprès de distributeurs et fournisseurs alimentaires français. « Nous accompagnons la transition écologique de 16 élevages et avons noué un partenariat avec la marque C’est qui le Patron ! qui nous fournit 300 000 litres de lait par an et le nectar de pommes servi chez Burger King par exemple » précise Muriel Reyss. Hippopotamus s’approvisionne à 89% en viande bovine françaises et en totalité en poulet français. Chez Burger King, 80 % du volume des achats (bœuf, poulet, pommes de terre et buns) sont issues de filières françaises.
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Décarbonation de l’assiette
L’évolution de l’offre constitue un levier de choix pour réduire l’empreinte carbone du restaurateur. Pour cela, les enseignes ont multiplié les offres à base de poulet (27 % des ventes de burgers et de wraps chez Burger King en 2025, 50 % chez Pitaya), végétalisé les assiettes et respecté la saisonnalité des produits. En moyenne, 25 % de l’offre salée des marques de restauration à table ne contient aucune protéine animale, 35 % chez Volfoni, 10 % chez Au Bureau.
« Les franchisés sont demandeurs de ce qu’ils peuvent faire au-delà de l’offre pour participer à la transition », souligne Muriel Reyss. Développement des bornes de recharge électrique sur les drives, installation de parkings à vélos, recherche d’équipements moins énergivores leur sont proposés. Tout comme des solutions utilisant l’IA pour réduire le gaspillage en anticipant la fréquentation. Dernière initiative en date : une plateforme de revente et d’achat de leurs mobilier et équipements réservée aux 11 marques.





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