Tables Communes joue la carte de la mutualisation pour développer ses achats bio

Le site fabrique et embouteille de la vinaigrette bio livrée aux offices ©Restauration21

10 % des achats du syndicat de restauration collective sont bio et locaux.

Le 17 septembre, Tables Communes a réuni dans sa cuisine centrale d’Ivry-sur-Seine  (94) ses partenaires de la coopérative Bio  Ile-de-France à laquelle le syndicat de restauration collective a acheté  237 tonnes de produits bio en 2025 (900 K€). Une rencontre inscrite dans le cadre du programme « Cuisinons Plus Bio » de l’Agence Bio  et organisée en préambule à  la Journée européenne du Bio 2026.

L’établissement public est à l’origine du  groupement de commandes Synergies Communes qui permet aux 23 collectivités adhérentes  de mutualiser leurs achats et de développer des coopérations dans le secteur de la restauration collective. 16 % des volumes préparés dans la légumerie de la coopérative à Combs-la-Ville (77) sont achetés par Tables Communes. « A terme, Synergies Communes nous permettra d’acheter pour 100 000 repas par jour, c’est un outil qui permet de massifier, mutualiser  et structurer nos achats », précise Frédéric Souchet, le directeur de Tables Communes.

Lire aussi : Egalim : 5 associations rappellent l’Etat à son obligation d’exemplarité

Pour servir ses 15 villes adhérentes, le syndicat dispose d’une 2e cuisine située à Bobigny (93). Au global, les 2 sites fabriquent quotidiennement 43 000 couverts et atteignent 34 % de produits bio (en valeurs de leurs achats) dont 10 % bio et locaux.  Pour la cuisine d’Ivry (18 000 repas par jour), les chiffres sont 35 % de produits bio et 55 % de produits Siqo.

Ajustement des plans menus à la production
« Chaque année nous progressons  afin de poursuivre notre engagement vis-à-vis de la  coopérative Bio  Ile-de-France » explique Magali Tempo , directrice de Synergies Commune. A la mi septembre, l’heure était à l’ajustement du plan menus en fonction de la baisse de la production impactée par la canicule et la sécheresse de l’été. « Comme il y aura peu de chou blanc et rouge, nous allons le remplacer par du panai, de la carotte et du céleri », poursuit-elle.

« Nous tenons la route sur 2026 au niveau de nos approvisionnements, mais nous avons des interrogations pour 2027 », explique Daniel Cohen, directeur de la cuisine centrale d’Ivry, notamment au sujet du bœuf bio. « Pour servir du bœuf bio une fois par semaine, nous recevons ici  l’équivalent de 35 bêtes bio piécées. Si nous n’y parvenons pas, nous passerons sur du conventionnel labellisé » poursuit-il. En parallèle, Tables Communes construit une filière d’agneau bio pour les selfs communaux.

Côté coût matière, Frédéric Souchet annonce la somme de  2,03 € TTC par repas enfant par jour, le coût total d’un repas facturé aux collectivités étant e 4.40 € TTC. il anticipe une augmentation de 3 % du prix de la matière première dès janvier 2027.

A l’occasion de la visite du site Bruno Martel, président de l’Agence Bio, a découvert que le fromage qu’il fabrique est consommé par Tables Communes. ©Restauration

 

Partager cet article

Lydie Anastassion

Lydie Anastassion est la créatrice du média Restauration21 ainsi que sa directrice de publication.

COMMENTAIRES (0)