222 articles publiés dans la catégorie "Développement durable"

18/11/2009

Labels : comment distinguer les « bons »

Guide Labels Mardi 17 novembre, Elisabeth Laville (Mescoursespourla planete.com, Utopies) a présenté le « Guide des labels de consommation responsable 2009-2010 » (Editions Village Mondial). Au sommaire : une soixantaine de labels répertoriés selon 6 critères : référentiel officiel, obligation réglementaire, contrôle indépendant, référentiel libre accès, approche cycle de vie, évaluation multicritère.

Dans cette  liste, Restauration21 a choisi de vous proposer les labels les plus fréquemment rencontrés sur le secteur de la restauration et de vous les exposer. Objectif : en savoir un peu plus sur leur fiabilité et leurs garanties en matière de consommation responsable.

Les critères environnementaux appliqués aux produits

C’est le domaine le plus facile à appréhender car les labels sont des écolabels officiels : l’Ecolabel européen (la petite fleur), NF Environnement, l’Ange bleu (allemand), le Nordic Swan ou Cigne blanc. Ils s‘appuient sur une démarche cycle de vie du produit  (de l’extraction des matières premières nécessaires à sa fabrication à sa mise au rebut). Renseignements sur www.ecolabels.fr, www.blauer-engel.de, www.ecolabel.nu.

Ecolabel2   Ecolabel3

L’alimentation :

AB  (Agriculture biologique) : label officiel du bio français. Apposé sur un produit alimentaire, il signifie que celui-ci est composé d’au moins 95 % d’ingrédients  issus de l’agriculture biologique et est conçu sans utilisation de produits chimiques de synthèse. Interdiction des OGM(organismes génétiquement modifiés). Ce label ne porte pas sur l’emballage, sur la distribution. www.agencebio.org

Label européen Agriculture biologique : moins exigeant que le AB  (teneur maximale en OGM fixée à 0,9 %, règles d’élevage des animaux moins strictes). Un produit labellisé AB et Label européen Agriculture biologique  correspond à la certification la plus exigeante.

Demeter : certifie les produits issus de l’agriculture biodynamique (méthodes naturelles, rythmes saisonnier, influence cosmique).  Ne concerne que la production agricole. http://demeter.net

MSC (Marine Stewardship Council) : label international de pêche durable créé à l’initiative du WWF et d’Unilever mais dont il est aujourd’hui indépendant. L’étiquetage MSC indique que les poissons et produits de la mer ont été péchés selon des méthodes responsables, vérifiées selon un organisme tiers, et compatibles avec le renouvellement des espèces. Ne porte pas sur les emballages, le transport, la transformation, la qualité nutritionnelle des produits transformés. www.msc.org

Label rouge : label officiel  français de qualité des produits alimentaires lié aux conditions de production, qualités gustatives, qualité intrinsèque. Chaque type de produit a un cahier des charges homologué par l’Institut national de l’origine et de la qualité, comprenant une thématique liée à la gestion de l’environnement. Il n’exclut pas les OGM.

Max Havelaar : label de certification international garantissant l’équité des échanges commerciaux entre le Nord et le Sud.  Les produits certifiés Max Havelaar apportent d’avantage de garantie sur le social que sur la question de l’environnement mais ils sont de plus en plus labellisés bio. Ne porte pas sur les emballages, le transport, la transformation.  www.maxhavelaarfrance.org

Rainforest Alliance :  les conditions de production des matières premières agricoles respectent l’environnement et les personnes. Ne porte pas sur les emballages, le transport, la transformation. www.rainforest-alliance.org

Les produits d’entretien

Ecolabel européen  – Produits d’entretien : décliné aux produits d’entretien garantissant la réduction des impacts environnementaux tout au long de leur cycle de vie. Certification d’efficacité comparable à celles des autres produits.

Ecocert : label de certification de détergents écologiques. Efficacité du produit non garantie. www.ecocert.fr

Les produits d’entretien, d’équipement, le papier, le mobilier

NF Environnement –cahier et NF Environnement –enveloppes et pochettes postales : Ecolabel officiel français garantissant la qualité environnementale des produits concernés.

Ecolabel européen  – papier hygiénique, papier de cuisine et autres papiers absorbants à usage domestique : les produits labellisés ont des impacts réduits sur l’ensemble de leur cycle de vie.

FSC (Forest Stewardship Council) : label de certification forestière international  pour lutter contre l’exploitation illégale et la disparition des forêts tropicales menacées. www.fsc.org

PEFC (Programme de reconnaissance des certifications de gestion forestière) : label de gestion forestière  à l’initiative de l’Allemagne, l’Autriche, la Finlande, la France, la Norvège et le Suède. Garantit que le bois est issu de forêts gérées durablement. www.pefc-france.org

Imprim’vert : Désigne les imprimeurs engagés dans une démarche responsable ou des produits issus de leurs ateliers. Géré par le Pôle d’innovation des l’imprimerie, il n’impose pas que l’impression soit réalisée sur un papier recyclé ou issu de forêts gérées durablement ou éco-labellisés. www.imprimvert.fr

Le matériel électrique et électronique :

 

Ecolabel européen  – téléviseurs et ordinateurs : garantit faible impact environnemental du produit tout au long de son cycle de vie.

Etiquette énergie : Obligatoire en Europe. Classement des équipements en 7catégories, de A à G, du plus économe au plus énergivore.

Energy star : Label officiel américain adopté en 2003 par la Commission Européenne. Garantit une moindre consommation d’énergie des équipements de bureau. www.eu-energystar.org

www.mescoursespourlaplanete.com/labels-miniGuide.php

 

 Elizabeth Laville Chantal Jouano Christine Cros Marie Jeanne HussetElisabeth Laville (Fondatrice d’Utopies et mes Mescoursespourlaplanete.com) Chantal Jouanno (Secrétaire d’Etat à l’Ecologie), Christine Cros (Chef du département consommation durable à l’ADEME, Marie-Jeanne Husset (Directrice de la rédaction de « 60 Millions de consommateurs ».

16/11/2009

L’électricité éolienne et la restauration. Questions à Antoine Sauvage, directeur DD de Courtepaille

L’électricité éolienne et la restauration. Questions à Antoine Sauvage, directeur DD de Courtepaille

Une enseigne de restauration  qui produit localement de l’électricité, l’idée fait son chemin. A Blagnac, le restaurant Courtepaille, ouvert l’an dernier,  va être relié au réseau ERDF d’ici un mois. L’occasion de faire le point sur l’électricité éolienne et la restauration avec Antoine Sauvage, directeur Développement durable chez  Courtepaille.

Pourquoi avoir fait le choix de l’éolien pour le restaurant de Blagnac ? Comment faire rimer production d’énergie éolienne et restauration ? Quelle est la démarche ?

Antoine Sauvage : Il s’agit d’associer visibilité et production d’électricité

A quoi servira cette électricité au niveau du restaurant ?

A.S. – La production pour des raisons technique est revendue, mais elle permet de compenser notre consommation d’énergie.

Quels sont les objectifs visés en termes de production ? de couverture des besoins du restaurant ?  de revente dans le circuit de distribution ? A quelle  échéance l’opération devient-elle rentable pour une enseigne ?

A.S.- L’objectif n’est pas financier mais bien un engagement en faveur des ENR. La production devrait couvrir 10% des besoins du restaurant.

Quels sont les pré-requis ? Le restaurant doit-il être situé obligatoirement dans une zone de développement de l’éolien [i] ?

A.S.- Il n’est pas nécessaire pour le petit éolien d’être en ZDE, cependant dans ce cas EDF n’a aucune obligation d’achat.

Est-il difficile de trouver un acheteur pour écouler sa production d’électricité éolienne ?

A.S. – En fonction du prix c’est plus ou moins délicat

Quels conseils donneriez-vous à un confère désireux de se lancer dans une telle aventure ? Quels sont les écueils à éviter ?

Je lui conseillerais de faire plutôt du photovoltaïque

Le restaurant de Blagnac est-il équipé d’autres équipements générateurs d’énergie renouvelables ?

Ce restaurant est équipé d’un chauffe-eau solaire et d’une pompe à chaleur.

Antoine Sauvage

Une éolienne à côté de mon restaurant, mode d’emploi

·     Caractéristique : petit éolien particulier.

·     Installation : Machines de petite ou moyenne puissance (0,1 à 20 kw) montées sur des mâts de 10 à 35 m. Une éolienne à 2 ou 3 pales. Un onduleur permet d’obtenir un courant aux qualités constantes malgré les variations du vent, utilisable par le restaurant ou réinjectable dans le réseau de distribution.

·     Permis de construire si la hauteur est supérieure à 11m

·     Coût : En fonction du projet, entre 25 000 et 40 000 euros (pour une éolienne)

·     Pas de subventions ou voir au cas par cas selon les régions, en ZDE le rachat d’électricité est subventionné.


 

[i] ZDE : Zone dans laquelle  les éoliennes bénéficient de l’obligation d’achat par EDF de l’électricité produite.

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