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13/10/2023

Vesto veut standardiser et industrialiser le reconditionnement du matériel de restauration

En 3 ans, l’entreprise de l’ESS a équipé plus de 300 restaurateurs et reconditionné plus de 101 tonnes de matériel soit l’équivalent de 880 tonnes de CO2 évitées. ©Vesto

                                                                                                                                                                                                                                  Précurseurs sur le marché du réemploi de l’équipement des cuisines professionnelles, Bastien Rambaud, Anne-Laurène Harmel et Wilfrid Dumas ouvriront un showroom parisien au premier trimestre 2024.

A l’étroit dans les locaux qu’il avait investi à Romainville (93) en 2021, le spécialiste du reconditionnement de matériel professionnel de restauration, Vesto, a pris ses aises dans un site de 7 000 m2 situé sur une zone industrielle de Compans (77). De quoi y déployer une ligne dédiée au chaud et aux  équipements de laverie, une autre pour le froid et d’organiser l’espace en fonction de la taille des différents équipements. « On sort de l’artisanat, prévient Bastien Rambaud, cofondateur de l’entreprise, toutes les machines suivront les mêmes étapes grâce à un nouvel outillage de suivi informatique, avec des intervenants différents tout au long du process, spécialisés sur un poste et non plus une ou deux personnes bloquées sur une machine du début à la fin ». Objectif : traiter 70 tonnes d’équipement professionnel par mois une fois le site lancé à plein régime, contre 4 tonnes précédemment à Romainville.

Lire aussi : Vesto installe le premier centre de reconditionnement de matériel de restauration

Outil d’évaluation de la valeur de reprise
Pour y parvenir, le reconditionneur de fours, friteuses, sauteuses, armoires réfrigérées, lave-batterie, lave vaisselle et autres matériels de boulangerie et de préparation, a mené, ces derniers mois, un gros travail sur le gisement et mis au point un outil d’évaluation de la valeur de reprise des machines passées au crible de 12 critères (liquidité, état du stock, prix neuf, âge, disponibilité des pièces détachées… ) « Nous avons gagné du temps de réponse sur ce qui nous intéresse ou non », précise Bastien Rambaud à Restauration21. L’entreprise  assure chaque étape de la collecte de matériel usagé, du démontage sur place à son  arrivée en usine, et valorise financièrement le matériel repris auprès des usagers. En 2023, Vesto a racheté pour 500 K€ de matériel, un montant qui pourrait être multiplié par 2 en 2024.

Lire aussi : Vesto s’affirme sur le marché de l’équipement de seconde main des cuisines professionnelles

Une fois reconditionné, le matériel est revendu sur la plateforme vesto.fr ou proposé par les installateurs à leurs clients. Une machine de moins de 3 ans est vendue 70 % du prix d’une neuve, entre 3 et 8 ans 50 % et au-delà de 8 ans, elle coûtera 30 % du prix neuf.  « Toutes nos pièces détachées sont neuves et nous changeons des pièces sur 98 % des machines que nous traitons » poursuit le chef d’entreprise. Pour 2023, il annonce un CA autour de 2,1 M€, table sur 4 à 5 M€ pour 2024 et dit être « dans l’attente de la publication des décrets qui définiront les types de matériel concernés par l’obligation de la loi Agec pour les acheteurs publics de consacrer entre 20 % et 40 % de leurs achats à des produits reconditionnés ou issus du réemploi ».

Une galerie et un restaurant zéro déchet
Dans son développement, Vesto s’est appuyé sur un nouvelle levée de fonds de 3M€ réalisée auprès de La Banque des Territoires et d’INCO Ventures, tout en continuant de bénéficier du soutien de Makesense, de ses business angels historiques et de la région Ile-de France via le dispositif Zéro Déchet. Ce qui lui permettra d’ouvrir, au cours du premier trimestre 2024 dans les anciens Salons Vianey à Paris (12e), « La Galerie Circulaire », un showroom de matériel reconditionné. Les professionnels des CHR et des cuisines professionnelles y trouveront également du mobilier (tables et chaises, consoles de service), de la vaisselle et des vêtements professionnels issus du réemploi. Lesquels seront mis en situation dans un restaurant zéro déchet tenu par le chef Sébastien Richard (La République, Marseille).

 

 

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