« La cuisine centrale de Montpellier passe aux barquettes compostables | Accueil | Planet Sushi planche pour la planète et rompt avec le service en salle »

18/02/2019

Le SNRC inaugure ses entretiens régionaux à Orléans sur le thème des approvisionnements locaux

 

Orléans- légumérie-©Restauration21.fr
Une légumerie a été aménagée dans la cuisine centrale d'Orléans. ©Restauration21

Consacré aux approvisionnements locaux, le premier entretien régional du Syndicat national de la restauration collective (SNRC) s'est déroulé à la Chambre d'Agriculture du Loiret le 8 février dernier, à quelques semaines de la mise en œuvre opérationnelle de la loi Egalim. Parmi les personnes présentes autour de la table : Florent Montillot, maire adjoint à l'éducation à la mairie d'Orléans, Michel Masson, alors président de la chambre d'agriculture du Loiret, Philippe Pont-Nourat, président du SNRC et Directeur des Relations institutionnelles de Sodexo en France, Eric Lepêcheur, député suppléant, et des représentants du délégataire Sogeres.

 

La ville d'Orléans a investi 1,7 M€ dans l'agrandissement de sa cuisine centrale où a été aménagée la légumerie et la rénovation du restaurant administratif. Fin 2018, à l'occasion de l’inauguration du nouvel équipement, la municipalité et Sogeres ont signé une charte de bonnes pratiques des approvisionnements locaux avec la Chambre d’Agriculture du Loiret. Objectif :  soutenir et développer l’agriculture territoriale, en valorisant les savoir-faire de la production agricole locale dans le Loiret et plus largement dans la région Centre Val de Loire en servant la restauration collective via la société de restauration collective délégataire. Il s'agit de produits laitiers, de légumes racines et prochainement de kiwis et de tomates. Actuellement, 46 % des produits sont issus de l'agriculture loirétaine, le reste provient d'exploitations situées dans un rayon de 150 kilomètres. Cette proportion de produits issus des circuits courts devrait atteindre plus de deux tiers des produits dans les 10 prochaines années. Mais comment parvenir à cet objectif de qualité sans impacter financièrement les familles ? Le coût matière d'un repas est d'environ 2 €.

 

Morceaux choisis.

 

Florent Montillot, maire adjoint à l'éducation à la mairie d'Orléans :

En 2016, à l'occasion du renouvellement de la DSP, nous nous sommes fixés un triple objectif : garantir la qualité auprès des convives, favoriser le développement de l'agriculture locale, réduire l'impact environnemental de la restauration. Avec les agriculteurs, les éleveurs, la chambre d'agriculture, nous avons fait le point sur l'offre disponible et sur les actions à initier pour monter en puissance. Pour maintenir le coût matière, nous servons de nouveaux partenaires : les communes de la métropole, 13 collèges du conseil départemental, le CCAS et le restaurant inter-administratif, de façon à passer de 14 000 repas par jour environ. Pour stabiliser les prix, la durée de délégation est passée de 5-6 ans à 9-10 ans et nous n'avons plus qu'un seul délégataire au lieu de 3 précédamment. Dotée d'une nouvelle légumerie et de 540 m2 supplémentaires, la cuisine centrale a une capacité de 20 000  repas par jour. Un menu 100 % Loiret est servie toutes les 7 semaines.

 

Eric Lepêcheur, député suppléant :

Ce n'est pas la restauration collective qui va changer le modèle agricole mais tous les acteurs alimentaires du territoire doivent se mettre autour de la table. C'est le seul moye d'obtenir les conditions de création du volume de production afin d'avoir un prix.  Mais aujourd'hui, ce sont les distributeurs qui peuvent assurer les plus gros volumes, les agriculteurs n'ont pas vocation à livrer.

 

Grégory Tonnelieu, directeur d'exploitation de la cuisine centrale :

Sogeres organise la ramasse chez un certain nombre de producteurs et nous travaillons avec le Pavillon des producteurs locaux. De septembre à décembre 2018, nous avons dépensée 170 000  € en approvisionnement en produits cultivés dans un rayon de 50 km. Nous avions l'objectif de servir 44 % de produits locaux, nous sommes à 46 % pour toutes les familles de produits. Nous travaillons actuellement au développement de la filière du kiwi.

 

Echelonnés sur 2019, les prochains entretiens du SNRC seront consacrés à la formation, au gaspillage alimentaire et à la restauration scolaire.

Commentaires

Flux You can follow this conversation by subscribing to the comment feed for this post.

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Your comment could not be posted. Error type:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Restauration21,
découvrez le Magazine

Restauration21 - Le magazine de la restauration durable
Feuilleter en ligne le Magazine #2 de Restauration21

Albums Photos

La newsletter de Restauration21

Ecolab

  • Solutions d’hygiène durables

Transgourmet

  • Fournisseur de référence

Metro

  • Partenaire des restaurateurs & commerçants indépendants

CHEF'ECO

  • Gestion des déchets et du gaspillage alimentaire

ECLEKTIC

  • Inscrivez votre activité dans une perspective durable

Ethic Ocean

  • Pour une pêche durable

CCI France

  • Eco-gestes et gains économiques

Bon pour le Climat

  • Un menu

Liens utiles-partenaires

Cet article vous plaît, abonnez-vous à la newsletter bi-mensuelle. Je m'abonnex