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17/05/2021

Vesto s’affirme sur le marché de l’équipement de seconde main des cuisines professionnelles

La cuisinière de L’Impro Gourmande, Laura Ollivon.

REEMPLOI- En juin prochain, la jeune entreprise inaugurera son centre de reconditionnement à Romainville (93).

A Lyon, Laura et Julie Ollivon n’ont pas hésité. Les deux sœurs ont choisi un équipement de seconde main pour équiper à moindre coût leur premier laboratoire de production de pâtisserie salée sucrée, L’Impro Gourmande. Four mixte, cellule de refroidissement, chambre froide, plonge, elles ont opté pour le matériel reconditionné. Le tout pour une enveloppe de 10 000 € environ, bien en deçà  du montant qu’elles auraient du débourser pour des équipements neufs. « C’était le seul moyen pour nous de nous offrir un four de marque et aussi une plonge sans attendre.  A titre personnel, on achète des produits de seconde main dans la vie de tous les jours. C’est normal qu’on le fasse dans la vie professionnelle ». Seul le réfrigérateur de leur foodtruck est neuf. A la recherche maintenant d’une armoire en froid négatif et d’un gaufrier, elles comptent bien se tourner de nouveau vers la startup de reconditionnement d’équipement de cuisine professionnelle, Vesto.

Quête de sens
Depuis sa première vente en juin 2020, Vesto séduit ces nouveaux entrepreneurs de la restauration en quête de sens jusque dans leurs équipements, sans froisser les professionnels de la grande cuisine. «Les restaurateurs sont fidèles aux marques. S’ils sont satisfaits de la marque d’un  équipement de seconde main, ils la choisiront quand ils prendront du neuf » assure Bastien Rambaud, co-fondateur de Vesto. Lave-vaisselles, fours, armoires froides constituent la plus grande partie des transactions. Il y a aussi le petit matériel comme les machines à café. Seulement 25 % des machines sont présentées sur le site internet de l’entreprise, le reste étant vendu sur devis. Constitué de 3 unités, le panier moyen tourne autour de 5 000 € et représente 50 % d’économie par rapport à un panier équivalent en neuf. Qui sont les clients ? Des indépendants qui s’installent mais aussi « des enseignes engagées comme Bioburger et le Paradis du Fruit, des société de restauration collective qui cherchent du prix et des cuisines événementielles

En juin prochain, la jeune entreprise inaugurera son centre de reconditionnement à Romainville (93), tout près de Paris. Rachetés entre 10 à 25 % de leur valeur initiale, les machines proviennent de cuisines professionnelles désinstallées. Réparées et reconditionnées, soit par Vesto soit par des partenaires (Meiko pour les équipements de laverie par exemple), elles sont revendues à un prix inférieur de 30 à 70 % selon leur état à celui du neuf, garanties 6 mois, pièce main-d’œuvre et déplacement. Quant aux machines en fin de vie, elles sont ‘canibalisées’, la moindre pièce (comme une charnière de porte) pouvant être réutilisée. Le non utilisable part au recyclage.

«Nous avons monté des contrats de maintenance avec les cuisinistes. Ils choisissent la seconde main pour les équipements peu utilisés, ce qui leur permet de dégager plus de budget sur d’autres postes comme l’ergonomie »  précise Bastien Rambaud. Les relations existent aussi avec les fabricants auxquels Vesto achète des pièces pour les réparations et de la formation.

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  1. Jean Gabriel Du Jaiflin dit :

    C’est une très bonne démarche pour de nombreux équipements.
    Par exemple, ceux des cuisines scolaires qui sont réformés sans avoir été utilisés bien souvent plus de 200 Jours par an.

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