16/09/2019
Les chefs Euro-Toques défendent le terroir auprès des parlementaires européens

La délégation Euro-Toque France et Ursula Von Der Leyen qui sera Présidente de la Commission Européenne à partir du 1er novembre prochain.
« Les chefs s’inquiètent de l’arrivée de « viandes » synthétiques issues de cellules souches, de lait » de synthèse créée en laboratoires, d’omelettes sans oeufs » a rappelé Guillaume Gomez , coprésident d’Euro-Toques France, aux parlementaires européens lors de la visite à Bruxelles le 10 septembre d’une délégation de chefs cuisiniers, venant de plus de 10 pays européens, invités par le député européen Marc Tarabella. Le chef était accompagné par Michel Roth (coprésident d’Euro-Toques France), Jacques Barnachon et Didier Peschard.
Et d’alerter : « Où sont passées les notions d’élevage, de terroir, de qualité ? Devra-t-on mentionner un jour sur nos cartes, le nom du milliardaire de la Silicone Valley dont seraient issus ces produits, plutôt que de parler de race, de zone géographique, de morceau ou de maturation ? (…) Les français comme tous les citoyens européens, veulent savoir ce qu’ils mangent, d’où proviennent les produits qui se retrouvent dans nos assiettes ? Comment ont-t-ils été cultivés, péchés, élevés … ? Voilà des questions qu’ils se posent et qu’ils nous posent chaque jour. »

Comment parvenir à atteindre 50 % de produits durables dont 20 % de bio en restauration collective en 2022, l’objectif fixé par la loi Egalim ? L’association Un Plus Bio met en ligne un guide pratique destiné aux élus des collectivités locales, alors que les élections municipales se profilent. 10 chapitres structurent le récit rédigé à la première personne – celle de l’élu : J’analyse la situation ; quelle est ma position d’élu ? ; je me pose les bonnes questions ; je balaie les idées reçues… Avec pédagogie, Un Plus Bio donne les clés pour réussir le passage vers une nouvelle politique de l’alimentation sur les territoires, en phase avec les aspirations des administrés. L’ouvrage s’appuie sur des recettes déjà mises en place par des collectivités avec succès. Et il propose opportunément un lexique pour décrypter le jargon des marchés publics et de la restauration collective.
Organisé à l’Hôtel de l’Industrie (Paris 6e) le 7 octobre, le colloque annuel de l’association Bon pour le Climat aura pour thème « Sols vivants, Cuisine vivante ». Comment nourrir une population en augmentation pour un coût abordable, accroître la résilience des territoires et modifier les habitudes alimentaires ? Les deux enjeux à la base de la transition agricole seront abordés au travers des débats : reconstituer et accroître la fertilité des terres, proposer une cuisine savoureuse qui préserve tous les nutriments des aliments.





