22/05/2026
Les SRC rappellent leur engagement en faveur des produits Origine France
En plein débat sur le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricole, le Syndicat national de la restauration collective (SNRC) a publié, fin mai, les résultats de son enquête annuelle sur les approvisionnements de ses adhérents 2026 sur 2025. Ils servent 6,7 millions de repas chaque jour dans plus de 28 000 restaurants et réalisent pour un chiffre d’affaires de 12,5 Mds €.
L’enquête met en évidence un niveau exceptionnel d’achats d’origine France pour la catégorie viande : 78,3 % des viandes achetées sont d’origine français , 19,8 % des viandes proviennent d’autres États membres de l’Union européenne et seulement 1,90% hors UE. Les viandes fraîches sont presque exclusivement françaises : 99,7 % pour la volaille fraîche, 97,4 % pour le bœuf frais et 99,3 % pour le porc frais.
Le beurre, les œufs et les fromages consommés par les SRC sont à 94 % est d’origine France 5,7 % d’origine Union européenne, et 0,3 % d’origine hors UE. 99 % du pain servi est fabriqué en France.
Pour les fruits et légumes, 48 % sont d’origine France, 34 % d’origine Union européenne et 18 % seulement d’origine hors UE. Ce dernier chiffre concerne principalement les bananes, ananas, agrumes, kiwis, avocats nécessaires à la diversification alimentaire et à l’éducation à l’alimentation.
Les fruits et légumes insuffisamment produits en France
« La production française de fruits et légumes ne couvre en moyenne que 54 % de la consommation nationale sur la période 2021-2023, selon l’étude d’impact du projet de loi. Ce taux atteint environ 67 % lorsque l’on exclut les produits exotiques tels que la banane, les agrumes ou l’ananas. Et le taux d’auto-approvisionnement en fruits et légumes frais (hors pomme de terre) a diminué de 12 points en vingt ans (2000-2020) illustrant l’érosion continue de la souveraineté productive française dans cette filière », prévient le SNRC.
Le syndicat précise que la restauration collective représente notamment près d’un tiers des achats de produits de la mer issus de la pêche française.
« Les résultats de nos enquêtes prouvent qu’elles n’ont pas besoin d’un texte de plus pour accompagner leurs donneurs d’ordre dans leurs engagements et pour répondre aux attentes croissantes des Français en matière de transparence et de traçabilité alimentaire. Notre pays a fait le choix d’un modèle de restauration collective exigeant, vertueux, et à dimension sociale, attention à ne pas le fragiliser au risque de le voir disparaître. Il est, plus que jamais, essentiel de continuer à investir dedans pour maintenir et amplifier la dynamique existante au service d’une alimentation saine, durable et souveraine pour tous », avertit Isabelle Aprile, présidente du SNRC.
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