129 articles publiés dans la catégorie "Equipement"

07/06/2010

Le Syneg poursuit sa croisade pour des cuisines plus responsables

SYNEG-TBrener Nous n’en attendions pas moins de la part de Thierry Brener l’emblématique président du Syneg (Syndicat National de l’Equipement des Grandes Cuisines) qui représente 90% du marché des équipements de cuisines professionnelle, depuis l’arrivée récente d’Enodis parmi ses adhérents.
À l’occasion de la dernière Assemblée générale qui s’est tenue la semaine dernière dans une aile de l’Orangerie du château de Vaux le Vicomte*, c’est sur un ton à la fois grave et optimiste qu’il a dressé le bilan de l’état du marché qui, en 2009, a connu un recul de 5,8% avec, côté exportation hors Union européenne, un véritable effondrement (-40%). Après la face sombre qui n’a surpris personne, c’est d’une face plutôt “verte” que le président, une nouvelle fois réélu d’ailleurs dans sa fonction, a voulu s’entretenir avec la presse.
Il a ainsi rappelé que depuis 2002, la profession qu’il représente réfléchit à son futur et au futur de l’énergie qu’elle emploie. Et si les équipementiers produisent désormais des appareils plus performants employant moins d’eau et moins d’énergie (50% est la moyenne d’économie globale constatée), ils se sont également engagés à recycler leurs déchets d’équipements électriques et électroniques grâce à une filière adéquate mise en place par le syndicat (
Recy’Stem Pro). Il faut d’ailleurs souligner que le Syneg est l’une des rares professions à avoir respecté dès 2007 les dispositions gouvernementales en matière de traitement des DEEE
(Déchets d’équipements électriques et électroniques) professionnels.

 

Après avoir rappelé la nécessité de protéger la planète, Thierry Brener  s’est néanmoins inquiété  du poids croissant de la réglementation environnementale qui prenant désormais le pas sur la technique, pourrait, à terme, créer, un ralentissement de l’innovation: règlement REACH (mise sur le marché des substances chimiques), DEEE (collecte et traitement des équipements électriques et électroniques en fin de vie), directive RoHS (restriction de l’utilisation de substances dangereuses, directive Ecoconception (exigences en matière d’écoconception applicable aux produits consommateurs d’énergie), règlement sur la lutte contre certains gaz à effets de serre, directive sur les emballages et déchets d’emballages, directive relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine…  Pour anticiper les contraintes réglementaires à venir, le Syneg a mis en place deux groupes de travail (cuisson et réfrigération) chargés de définir des méthodes de calcul sur la performance énergétique (lire à ce sujet sur restauration 21 « Le SYNEG veut établir des fiches techniques sur les qualités environnementales des équipements de cuisine professionnelle »).
Pour terminer, le président a regretté le déficit d’image des équipementiers de cuisines professionnelles auprès du public alors que les matériels des constructeurs permettent de servir cinq milliards de repas hors foyer par an dans tous les secteurs de la restauration. Pour tenter de combler ce manque, le syndicat vient d’éditer un journal (Syneg Infos), qui paraitra deux fois par an, et qui mettra en lumière l’actualité du marché et les initiatives de cette profession.

Nelly Rioux

nelly.rioux@gmail.com

* Fallait-il y voir un symbole ? Je rappelle qu’une Orangerie est également un bâtiment clos dans lequel on abrite les plantes durant la mauvaise saison !!!!

27/05/2010

Chez Loewe : enfin une télé responsable !

Téléviseur Systeme-Individual--LOEWE Alors que la Coupe du monde de foot va bientôt démarrer et les retransmissions battre leur plein dans de nombreux établissements, la plupart des fabricants de téléviseurs lancent des nouvelles gammes ultra plate avec ou sans fonction 3D.

Pour les restaurants et les hôtels, notre attention s’est plutôt portée sur la nouvelle version du fameux téléviseur "Individual" de Loewe – l’un des derniers fabricants européens avec un seul site en Allemagne – qui conçoit et distribue des téléviseurs, lecteurs Blu-ray, graveurs, DVD etc. Cette entreprise s’est depuis longtemps engagée pour le respect de l’environnement et a fabriqué dès 1995, un téléviseur entièrement recyclable.

La nouvelle génération de téléviseurs Individual de Loewe, dotée de la dernière technologie de retro éclairage LED, intègre une grande quantité de fonctions et devient ainsi d’une redoutable efficacité énergétique. Cette nouvelle gamme, dont la commercialisation vient de débuter, consomme en effet 45% en moins d’énergie que la précédente. Le modèle 46 pouces, avec son ébénisterie plus mince, économise 8,4kg de matériaux (soit 25%) qui ne seront ni produits, ni emballés, ni transportés, ni à recycler… L’économie de matériaux est liée principalement à la suppression des boîtiers, blocs d’alimentation, câbles, télécommandes et piles qui à eux seuls sont particulièrement énergivores.
Si l’on doit comparer cette nouvelle gamme avec des téléviseurs d’autres marques, il est nécessaire d’ajouter la consommation électrique produite par des boîtiers, décodeurs et périphériques externes qu’un Individual de Loewe nouvelle génération remplace complètement.
Un téléviseur Loewe intégrant les réceptions TNT, Câble et/ou Satellite ainsi qu’un magnétoscope numérique, et un graveur DVD externe (Loewe), consomment moins de 2 Watts/heure en mode veille (téléviseur tout-en-un < 1 Watt, graveur DVD < 1 Watt). Une installation non Loewe comprenant un téléviseur, un boîtier décodeur (TNT, Câble ou Satellite) et un graveur DVD/magnétoscope numérique externe, consommera en moyenne 19 Watts/heure en mode veille selon la
DENA, Deutsche Energie Agentur, l’agence allemande de l'énergie.

Une entreprise impliquée sur le plan environnemental
D’une manière générale, l’entreprise soumet régulièrement ses améliorations pour l'environnement aux contrôles d’instituts indépendants. Depuis 2006, tous les produits satisfont à la directive européenne RoHS (limitation de l'utilisation de matières dangereuses). Loewe participe également au Pacte bavarois pour l'environnement : 99% des déchets sont recyclés. Lors de la conception des produits, l’entreprise fabrique des appareils faits pour durer : utilisation exclusive de plaques conductrices sans halogène et sans soudure au plomb, boîtiers en plastique sans halogène. Loewe impose en outre à ses fournisseurs le respect de ses exigences comme de ne pas utiliser de substances nocives classées dans les listes REACH (Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals/Parlement Européen) et de l’ECHA (Agence européenne des produits chimiques). Enfin, Loewe assure toutes ses livraisons avec des emballages réutilisables.
Quant à l’utilisation d’aluminium pour ses produits, c’est une volonté de Loewe car c’est une alternative sensée aux matières plastiques. En plus de son aspect esthétique, ce matériau a un avantage environnemental car il est parfaitement recyclable. Seule une infime partie de l’énergie consommée lors de sa production est perdue, car une fois produit, l’aluminium peut être indéfiniment refondu et réintégré au cycle de production en nécessitant alors moins de 5% de l’énergie nécessaire à sa production initiale.

Une entreprise bien implantée dans l’univers hôtelier

Pour équiper les restaurants et les hôtels, Loewe s’appuie sur son partenaire exclusif, Intens France, avec qui la société collabore depuis plus de 20 ans. Intens France a développé un département "Premium" où les collaborateurs de l’entreprise répondent aux besoins audiovisuels des palaces ou des résidences hôtelières. La société a la particularité d’intégrer tous les corps de métiers (audit, conseil, installation, maintenance, réseau d’antenne numérique…), excluant de ce fait toute sous-traitance et garantissant ainsi des solutions à la fois sur mesure, complètes et clé en main. Avec des téléviseurs personnalisables du point de vue technologique et esthétique, Intens France peut par exemple installer et paramétrer un parc de téléviseurs qui recevront 1 000 à 3 000 chaînes, en qualité numérique, personnaliser les télécommandes, les pieds ou les fixations murales, paramétrer un service de vidéo à la demande (VOD) au sein d’un établissement . Côté logiciel, Intens France travaille avec Deuromedia qui développe des plateformes interactives de très haut niveau qui intègrent les toutes dernières technologies tout en privilégiant la simplicité d’utilisation.

De plus en plus sensibles à la qualité des prestations numériques proposées à leurs clients mais aussi au développement durable et aux économies induites sur les comptes de l’exploitation, de nombreux hôtels se sont laissés séduire par le savoir-faire de cette équipe professionnelle. Après le Bristol, l’Eden Roc ou le Grand Hôtel du Cap Ferrat, le nouvel Intercontinental Marceau à Paris et l’Hôtel Le Burgundy qui vient d’ouvrir ses portes rue du Faubourg St Honoré, vont être équipés avec cette nouvelle génération de téléviseurs.

Nelly Rioux

nelly.rioux@gmail.com

22/03/2010

Electrolux Professionnel lance le four mixte à écran tactile et à haute valeurs environnementales

Green-Spirit-fonction Voilà plusieurs semaines qu’Electrolux Professionnel alléchait les journalistes de la presse pro française en annonçant, à grands renfort de mystérieux "teasing" envoyés via le net, l’arrivée d’une innovation qui devait bouleverser le monde de la cuisine professionnelle.

Aussi, je dois dire que j’ai été légèrement déçue lorsque j’ai découvert le jour J,  que la révolution en question n’était rien d’autre que ce bon vieux four mixte air-o-steam auquel on avait greffé un nouveau tableau de commande, une version tactile très design, presque aussi belle que mon iPhone chéri !
Décidée à ne pas jouer les blasées, j’ai écouté avec attention les explications que l’on a bien voulu me fournir.

Electrolux m’a expliqué qu’une étude approfondie sur les fours et les combi steamers existants sur le marché avait démontré que le cuisinier souhaite davantage de simplicité lorsqu’il utilise son four. C’est donc fortes de ce résultat que les équipes "recherche et développement" du leader européen du matériel de cuisine professionnelle – qui soit dit en passant bénéficient de 4% du CA de l’entreprise pour développer des nouveaux produits-  se sont lancées dans l’invention d’un module de commande tactile.
Pour l’occasion l’air-o-steam s’est vu rebaptisé air-o-steam Touchline. Ultra simple, capable de sauvegarder les cycles de cuisson programmés sur une clé USB pour les installer sur un autre four, il m’est apparu davantage à la portée des très jeunes cuisiniers qui, même si parfois ils ne savent pas lire, sont en revanche parfaitement doués pour "toucher" n’importe quelle console… qu’elle soit téléphonique, de jeux ou… de four mixte ! En revanche, je doute que les "non geek" ou les générations de chefs un peu moins connectées soient parfaitement à l’aise avec cet outil pourtant extrêmement intuitif. Car on sait aussi que, quand il s’agit de cuisson, leur préférence va de loin à "l’intuition personnelle" : on ouvre la porte, on picote la volaille et quand on a une grande expérience on se contente de jeter un simple coup d’œil…

Mais on l’aura compris, avec Touchline (un nom qui laisse présager d’autres développements), Electrolux a travaillé pour l’avenir…

Tactile et vert…

Et heureusement, pas seulement pour un avenir un peu glauque avec des brigades sous qualifiées… Non, Electrolux a travaillé pour que ses actions soient plus responsables vis-à-vis de la planète et bien entendu pour que ses clients s’y retrouvent! J’ai ainsi découvert que ce four du futur, qui se décline dans toutes les tailles classiques (6, 10 et 20 niveaux), est recyclable à 95%. Un bon point, c’est indéniable. Mieux, les versions gaz bénéficient de brûleurs de nouvelle génération qui réduisent très sensiblement les émissions de CO2 puisqu’elles sont dix fois inférieures à la limite fixée par la norme Gastec (la certification allemande la plus stricte en Europe pour les matériels fonctionnant au gaz) et 100 fois inférieures aux standards européens. Quant à la consommation de gaz, elle est réduite de 20% par rapport à un appareil qui serait lui équipé de brûleurs traditionnels.

Enfin, j’ai découvert la cerise sur le gâteau qui, sur l’écran du futur, a été baptisée "Green Spirit" : lorsque l’utilisateur entreprend le nettoyage de son four, il peut avoir recours à cette fonctionnalité qui lui permet de supprimer la phase de séchage, mais aussi une phase de rinçage ou encore avoir recours à la fonction "réduction des consommations d’eau". Ainsi, comparé à un cycle de nettoyage classique qui n’aurait pas de fonction "verte" activée et sur la base d’un cycle par jour dans un établissement fonctionnant 280 jours par an, l’établissement réaliserait 25% d’économies sur l’eau et l’électricité et plus de 50% sur les coûts de fonctionnement. Des arguments qui, s’ils sont réels – ce dont personne ne doute -, font de l’air-o-steam Touchline, le four le plus vert du marché et donc sa réelle plus-value.

Nelly Rioux

Nelly.rioux@gmail.com

 

17/02/2010

Sabert propose une gamme de saladiers « vert » en rPET

Saladier Sabert rPET

Présentés à l’occasion du Sandwich & Snack Show, les 10 et 11 février derniers, à Paris, les saladiers en rPET de la gamme d’emballage de Sabert illustrent ce que sera la prochaine génération de contenants pour produits alimentaires : ergonomiques, composés de matériel recyclé, recyclables et participant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Le rPET est constitué de Polyéthylène Téréphtalate PCR (post consumer recycled), recyclé et broyé en petites particules. A Nivelles, près de Bruxelles en Belgique, où le fabricant américain a installé son site de production pour l’Europe, il fait appel à un collecteur de bouteilles en plastique PET qui assure le nettoyage, la décontamination à chaud et le broyage de l’input à recycler. Dans son usine, il obtient ensuite un saladier monocouche, conforme aux normes alimentaires. « Nous avons choisi d’initier la transition en commençant par des saladiers carrés en rPET afin de tester la réaction du marché.  Actuellement, nous proposons déjà 8 références standard et nous continuons notre démarche pour aller encore plus loin très rapidement» explique Ulric Lonfils, directeur marketing de Sabert Europe. Si l’utilisation du rPET s’avère générer un coût équivalent au PET, des économies d’échelle sont envisageables à terme, grâce notamment aux investissements consentis par les industriels et à la généralisation de la collecte de bouteilles en PET, le processus de recyclage assurant la continuité de l’offre en PET. « La matière première que nous achetons est 100% PCR et certifiée contact alimentaire. La qualité d’un saladier doit être parfaite. Le consommateur désire avoir un produit respectueux de l’environnement, irréprochable et abordable » poursuit Christiaan Janssens, directeur des ventes. Selon lui, une tonne de rPET à 50 % génèrerait une économie de 1,5 t de CO2 par rapport à une tonne de PET dont la matière première est issue du pétrole.

Pour 2011, Sabert Europe annonce que la majorité de sa collection standard destinée au marché européen sera produite en rPET à  Nivelle. Sur ce site, la marque annonce amorcer une industrialisation responsable : tri dans les bureaux, utilisation d’énergie alternative, réduction de l’impact de l’activité de production sur l’environnement. Aux Etats-Unis, c’est 30 % de l’ensemble de la collection (plus de 300 références) qui sera mise sur le marché en rPET. Dans une troisième vie, le rPET peut ensuite être transformé en tissu polyester et sa combustion dans une usine d’incinération ne provoquerait aucune émission toxique.

 

Sabert

Ulric Lonfils et Christiaan Janssens, respectivement directeur marketing et directeur des ventes de Sabert Europe

01/02/2010

La Mie Câline investit 5,3M€ dans une plate-forme de distribution économe

LMC_si�geDepuis janvier 2010, l’enseigne La Mie Câline centralise la totalité de l’approvisionnement de ses magasins  sur une nouvelle plate-forme de distribution situé à Saint-Jean de Monts (85). 5,3 M€ ont été investis dans ce nouvel outil permettant à l’enseigne (qui en 2008 créait un groupe de travail Développement durable)  de progresser dans sa démarche de préservation de l’environnement.

La gestion de l’eau : 4 600 m3 d’eau économisés sur un an (consommation annuelle de 30 foyers)
– Système de récupération des eaux de pluie pour le nettoyage des camions et les sanitaires de la plateforme.
– Récupération de l’eau de refroidissement des condenseurs.
– Economiseurs d’eau sur les sanitaires.

Les économies d’énergie : 1 400 000 Kw/h par an (consommation annuelle de 150 foyers)
– Mise en place de membranes solaires sur la toiture (production 40 000 Kw/h par an).
– Implantation d’une toiture végétalisée pour réguler la température ambiante des bureaux (réduction de l’usage de la climatisation et du chauffage).
– Installation d’une pompe à chaleur.
– Récupération d’énergie des gaz de réfrigération pour produire de l’eau chaude sanitaire et chauffer les bureaux.
– Mise en place d’un chauffe-eau solaire pour la production d’eau chaude du laboratoire R&D et le préchauffage de l’eau utilisée pour les process de production.
– Réorganisation et optimisation du système d’éclairage.
– Extension du réseau Gestion Technique Centralisée pour maîtriser les consommations énergétiques des sites.

 La gestion des déchets :
– Recyclage des déchets (bennes sélectives – pesage, mesurage et compactage des volumes – mise sur rétention des liquides – revalorisation des déchets) et réduction du volume de déchets en amont.
– Construction d’une station d'épuration écologique avec lits de roseaux pour le traitement des boues.

Un nettoyage plus écologique :
– Construction d’une station de lavage de camions avec utilisation d'eau de pluie et chauffage d'eau par un système de panneaux solaires.
– Adoption d’un système de vapeur sèche pour le nettoyage des lignes et des sols pour limiter l'utilisation de détergents.
– Utilisation de produits de nettoyage à base d'enzymes, plus respectueux de l'environnement.

En mars 2009, La Mie Câline a rejoint  le Club Génération Responsable.

 

14/01/2010

Le SYNEG veut établir des fiches techniques sur les qualités environnementales des équipements de cuisine professionnelle

Le SYNEG (Syndicat National de l’Equipement des Grandes Cuisines) entend bien jouer un rôle dans la mise en place de normes environnementales appliquées au gros équipement de cuisine professionnelle (cuisson, préparation, manutention, réfrigération). Mercredi 13 janvier, lors de l’une des conférences données dans le cadre du Salon Ecorismo (Nantes), le Syndicat a présenté sa position et ses actions menées dans le cadre d’une démarche de développement durable. Déjà fortement impacté par les directives en matière de sécurité, d’hygiène, le secteur de la construction de gros matériel de cuisine doit prendre en compte de nouvelles contraintes environnementales : réglementation WEES et ROHS, REACH, éco-conception, émission  des GES (Gaz à effet de serre), gestion et traitement des emballages… « Nous devons devancer Bruxelles pour éviter que l’on  nous impose des mesures d’exécution inapplicables » a explique Thierry Allix, Secrétaire général du SYNEG. Celui-ci travaille actuellement à la définition de méthode de calcul de performances énergétiques sur les matériels de cuisson, réfrigération et laverie. Au niveau européen, l’EFCEM établit des référentiels par produits, fixant des méthodes qui soient approuvées par l’ensemble des constructeurs, la Commission Européenne devant publier des mesures exécutoires d’ici un an en s’appuyant sur des audits réalisés par des cabinets spécialisés. Des auditeurs que le SYNEG souhaite rencontrer afin de leur soumettre ses études en matière de calcul de performances énergétique des équipements.

La question de la fin de vie des équipements de grande cuisine

L’élimination des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) fait l’objet de deux directives européennes et d’un décret qui s’appliquent aux équipements des cuisines professionnelles. La réglementation impose aux producteurs (producteur, importateur, revendeurs sous marque propre) d’assurer l’organisation et le financement de l’enlèvement et du traitement des déchets issus d’équipements électriques et électroniques professionnels mis sur le marché à partir de 13 août 2005. Pour les équipements vendus antérieurement à cette date, les détenteurs ne doivent pas supporter les coûts liés à la collecte et au recyclage (sauf si accord différent entre les producteurs).

Les acheteurs (restaurateurs, professionnels des métiers de bouche) doivent être informés du dispositif mis en place par les producteurs pour les équipements en fin de vie.  Afin de couvrir ses adhérents au niveau national, le SYNEG a conclu un partenariat avec RECY’STEM-PRO, une société de services qui gère la collecte des DEEE et effectue les déclarations correspondantes auprès des services de l’ADEME. Les détenteurs d’équipement en fi de vie   appellent RECY’STEM-PRO qui se charge de la collecte et facture aux producteurs le service, 50 membres SYNEG étant adhérents à ce dispositif. « Nous avons demandé à l’ADEME d’engager des actions à l’encontre des producteurs non inscrits à l’ADEME et ne jouant pas le jeu », précise Thierry Allix. Au niveau des coûts, la dépense facturée par le collecteur est contrebalancée par le prix de revente des matières recyclables contenues dans les EEE et restituée par RECY’STEM-PRO. Renseignements : syneg@syneg.org

06/01/2010

Exki a choisi l’empreinte écologique

Exki Lille Pour évaluer l’impact de son activité sur l’environnement, l’enseigne belge Exki (43 restaurants en France, Belgique et au Luxembourg)  a choisi de calculer son empreinte écologique, la  solution alternative étant la réalisation d’un Bilan Carbone™. La première phase d’évaluation a concerné le fonctionnement des 16 restaurants en 2007. « Nous avons effectué un calcul par restaurant, puis nous avons fait une agrégation globale des résultats », explique Laurent Kahn, directeur général de l’enseigne qui a travaillé en partenariat avec le WWF Belgique. Les résultats ont été instructifs : 40 % de l’empreinte écologique d’une unité est imputable à sa consommation en électricité, les autres postes importants étant le papier et la gestion des déchets. « Nous avons pris la décision de réduire de 25 % notre empreinte d’ici à la fin 2010 », poursuit Laurent Kahn, une seconde évaluation étant programmée pour  2011 afin de faire un point d’étape. « 100 % du papier que nous utilisons est issu du recyclage, nous avons également bien travaillé sur les emballages. Le plus dur concerne le refroidissement des produits et les déchets que nous pouvons difficilement réduire. L’air des réfrigérateurs est réutilisé pour chauffer l’eau. Mais nous nus heurtons à des contraintes dues à la localisation en centre ville de nos magasins. Nous ne récupérons pas l’eau de pluie et ne pouvons pas installer des panneaux solaires par exemple », continue le directeur général. Actuellement, l’enseigne procède au calcul de l’empreinte écologique de son siège.

Côté carte, le calcul de l’empreinte écologique a été réalisé sur un seul produit : le  « Charente », une recette à base de lentilles bio, de potiron bio, de pommes de terre. Etaient pris en compte : la  production en amont des ingrédients, leur transport jusqu’à l’atelier, la mise en œuvre nécessaire à leur transformation.  La livraison atelier-restaurants n’entrait pas dans le calcul. Résultat : une empreinte de 1,45 m²  pour le Charente, à comparer avec 6 m²  consommé par un plat de viande « standard » et 4 m²  pour un plat de spaghetti bolognaise, (ces deux recettes  n’étant pas spécialement réalisées dans un laboratoire de production) selon les chiffres communiqués par l’enseigne. « On aimerait étendre cela à d’autres produits spécifiques ou encore raisonner par familles de produits », précise Laurent Kahn.

En Belgique, Exki a reçu le label officiel « Entrepris éco-dynamique », catégorie une étoile, pour son fonctionnement, cette distinction étant une  reconnaissance d décernée par Bruxelles Environnement, l’administration de l’environnement et de l’énergie de la Région de Bruxelles-Capitale des bonnes pratiques de gestion environnementale mises en œuvre l’entreprise.

 

Empreinte écologique versus Bilan Carbone™

La vocation de l’Empreinte écologique est d’être plus large et plus englobante que celle du Bilan Carbone™. Elle traduit par un critère parlant au public que la terre ne permet pas à tous de vivre selon nos standards occidentaux et met l’accent sur la limite de ses réserves. Les visions de l’Empreinte écologique et du Bilan Carbone™ sont différentes. Le Bilan Carbone™ fait référence au volet climatique en retenant le monocritère des émissions de GES. De ce point de vue là, le spectre est plus étroit. D’un autre côté il envisage la contribution de l’ensemble d’une activité aux GES. L’empreinte écologique, déclinée lorsque déclinée par produit, a un impact communicationnel plus fort. Les deux méthodes contiennent une part non négligeable d’incertitudes inhérentes aux modèles sur lesquels elles s’appuient et à la qualité des données collectées pour produire les résultats.

Lire également :

https://www.restauration21.fr/restauration21/2009/11/pourquoi-faire-r%C3%A9aliser-le-bilan-carbone-de-son-restaurant-.html

https://www.restauration21.fr/restauration21/2009/12/bilan-carbone-lademe-va-augmenter-la-subvention-aux-petites-entreprises.html

02/12/2009

Le Club Med « La Plantation d’Albion », situé à l’île Maurice reçoit un Prix Entreprises et Environnement de l’ADEME

Prix Entreprises et Environnement Mention spéciale « Technologie et développement durable » dans la catégorie Technologies économes et propres  pour le Club Méditerranée pour la mise en place d’un traitement écologique de ses eaux usées, décernée par l’ADEME. Le Club Med « La Plantation d'Albion », situé à l’île Maurice, est le premier grand « resort » de luxe équipé de Jardins Filtrants® pour traiter toutes ses eaux usées. La qualité des eaux obtenue permet une réutilisation de toutes les eaux traitées pour l’irrigation des espaces verts. Pour cette réalisation, le Club Méditerranée s'est appuyé sur l'expertise de la société française Phytorestore qui a conçu une véritable station végétale très esthétique au sein du Village pour traiter 400 M³ d’eaux usées par jour sans générer aucune nuisance.

Cette station de traitement des eaux usées absorbe les variations de charge importantes et résiste aux conditions météorologiques parfois extrêmes.Elle ne nécessite pas l’intervention d'experts pour la maintenance et se passe totalement de produits chimiques. Les boues s’intègrent à la végétation de la station. Une véritable zone humide a été créée alors que beaucoup sont en voie de disparition sur l’Ile Maurice. Elle est dotée de nombreuses plantes indispensables pour la survie d’oiseaux tropicaux et elle permet également de créer un site conservatoire pour la biodiversité locale. Les coûts d’investissement sont en effet légèrement inférieurs à ceux d’une station traditionnelle en béton à boue activée et surtout, les coûts de fonctionnement sont particulièrement réduits car il n’y a besoin ni d’électricité, ni de produits chimiques.

 

 

 

16/11/2009

L’électricité éolienne et la restauration. Questions à Antoine Sauvage, directeur DD de Courtepaille

L’électricité éolienne et la restauration. Questions à Antoine Sauvage, directeur DD de Courtepaille

Une enseigne de restauration  qui produit localement de l’électricité, l’idée fait son chemin. A Blagnac, le restaurant Courtepaille, ouvert l’an dernier,  va être relié au réseau ERDF d’ici un mois. L’occasion de faire le point sur l’électricité éolienne et la restauration avec Antoine Sauvage, directeur Développement durable chez  Courtepaille.

Pourquoi avoir fait le choix de l’éolien pour le restaurant de Blagnac ? Comment faire rimer production d’énergie éolienne et restauration ? Quelle est la démarche ?

Antoine Sauvage : Il s’agit d’associer visibilité et production d’électricité

A quoi servira cette électricité au niveau du restaurant ?

A.S. – La production pour des raisons technique est revendue, mais elle permet de compenser notre consommation d’énergie.

Quels sont les objectifs visés en termes de production ? de couverture des besoins du restaurant ?  de revente dans le circuit de distribution ? A quelle  échéance l’opération devient-elle rentable pour une enseigne ?

A.S.- L’objectif n’est pas financier mais bien un engagement en faveur des ENR. La production devrait couvrir 10% des besoins du restaurant.

Quels sont les pré-requis ? Le restaurant doit-il être situé obligatoirement dans une zone de développement de l’éolien [i] ?

A.S.- Il n’est pas nécessaire pour le petit éolien d’être en ZDE, cependant dans ce cas EDF n’a aucune obligation d’achat.

Est-il difficile de trouver un acheteur pour écouler sa production d’électricité éolienne ?

A.S. – En fonction du prix c’est plus ou moins délicat

Quels conseils donneriez-vous à un confère désireux de se lancer dans une telle aventure ? Quels sont les écueils à éviter ?

Je lui conseillerais de faire plutôt du photovoltaïque

Le restaurant de Blagnac est-il équipé d’autres équipements générateurs d’énergie renouvelables ?

Ce restaurant est équipé d’un chauffe-eau solaire et d’une pompe à chaleur.

Antoine Sauvage

Une éolienne à côté de mon restaurant, mode d’emploi

·     Caractéristique : petit éolien particulier.

·     Installation : Machines de petite ou moyenne puissance (0,1 à 20 kw) montées sur des mâts de 10 à 35 m. Une éolienne à 2 ou 3 pales. Un onduleur permet d’obtenir un courant aux qualités constantes malgré les variations du vent, utilisable par le restaurant ou réinjectable dans le réseau de distribution.

·     Permis de construire si la hauteur est supérieure à 11m

·     Coût : En fonction du projet, entre 25 000 et 40 000 euros (pour une éolienne)

·     Pas de subventions ou voir au cas par cas selon les régions, en ZDE le rachat d’électricité est subventionné.


 

[i] ZDE : Zone dans laquelle  les éoliennes bénéficient de l’obligation d’achat par EDF de l’électricité produite.

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