204 articles publiés dans la catégorie "Equipement"

14/01/2010

Le SYNEG veut établir des fiches techniques sur les qualités environnementales des équipements de cuisine professionnelle

Le SYNEG (Syndicat National de l’Equipement des Grandes Cuisines) entend bien jouer un rôle dans la mise en place de normes environnementales appliquées au gros équipement de cuisine professionnelle (cuisson, préparation, manutention, réfrigération). Mercredi 13 janvier, lors de l’une des conférences données dans le cadre du Salon Ecorismo (Nantes), le Syndicat a présenté sa position et ses actions menées dans le cadre d’une démarche de développement durable. Déjà fortement impacté par les directives en matière de sécurité, d’hygiène, le secteur de la construction de gros matériel de cuisine doit prendre en compte de nouvelles contraintes environnementales : réglementation WEES et ROHS, REACH, éco-conception, émission  des GES (Gaz à effet de serre), gestion et traitement des emballages… « Nous devons devancer Bruxelles pour éviter que l’on  nous impose des mesures d’exécution inapplicables » a explique Thierry Allix, Secrétaire général du SYNEG. Celui-ci travaille actuellement à la définition de méthode de calcul de performances énergétiques sur les matériels de cuisson, réfrigération et laverie. Au niveau européen, l’EFCEM établit des référentiels par produits, fixant des méthodes qui soient approuvées par l’ensemble des constructeurs, la Commission Européenne devant publier des mesures exécutoires d’ici un an en s’appuyant sur des audits réalisés par des cabinets spécialisés. Des auditeurs que le SYNEG souhaite rencontrer afin de leur soumettre ses études en matière de calcul de performances énergétique des équipements.

La question de la fin de vie des équipements de grande cuisine

L’élimination des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) fait l’objet de deux directives européennes et d’un décret qui s’appliquent aux équipements des cuisines professionnelles. La réglementation impose aux producteurs (producteur, importateur, revendeurs sous marque propre) d’assurer l’organisation et le financement de l’enlèvement et du traitement des déchets issus d’équipements électriques et électroniques professionnels mis sur le marché à partir de 13 août 2005. Pour les équipements vendus antérieurement à cette date, les détenteurs ne doivent pas supporter les coûts liés à la collecte et au recyclage (sauf si accord différent entre les producteurs).

Les acheteurs (restaurateurs, professionnels des métiers de bouche) doivent être informés du dispositif mis en place par les producteurs pour les équipements en fin de vie.  Afin de couvrir ses adhérents au niveau national, le SYNEG a conclu un partenariat avec RECY’STEM-PRO, une société de services qui gère la collecte des DEEE et effectue les déclarations correspondantes auprès des services de l’ADEME. Les détenteurs d’équipement en fi de vie   appellent RECY’STEM-PRO qui se charge de la collecte et facture aux producteurs le service, 50 membres SYNEG étant adhérents à ce dispositif. « Nous avons demandé à l’ADEME d’engager des actions à l’encontre des producteurs non inscrits à l’ADEME et ne jouant pas le jeu », précise Thierry Allix. Au niveau des coûts, la dépense facturée par le collecteur est contrebalancée par le prix de revente des matières recyclables contenues dans les EEE et restituée par RECY’STEM-PRO. Renseignements : syneg@syneg.org

06/01/2010

Exki a choisi l’empreinte écologique

Exki Lille Pour évaluer l’impact de son activité sur l’environnement, l’enseigne belge Exki (43 restaurants en France, Belgique et au Luxembourg)  a choisi de calculer son empreinte écologique, la  solution alternative étant la réalisation d’un Bilan Carbone™. La première phase d’évaluation a concerné le fonctionnement des 16 restaurants en 2007. « Nous avons effectué un calcul par restaurant, puis nous avons fait une agrégation globale des résultats », explique Laurent Kahn, directeur général de l’enseigne qui a travaillé en partenariat avec le WWF Belgique. Les résultats ont été instructifs : 40 % de l’empreinte écologique d’une unité est imputable à sa consommation en électricité, les autres postes importants étant le papier et la gestion des déchets. « Nous avons pris la décision de réduire de 25 % notre empreinte d’ici à la fin 2010 », poursuit Laurent Kahn, une seconde évaluation étant programmée pour  2011 afin de faire un point d’étape. « 100 % du papier que nous utilisons est issu du recyclage, nous avons également bien travaillé sur les emballages. Le plus dur concerne le refroidissement des produits et les déchets que nous pouvons difficilement réduire. L’air des réfrigérateurs est réutilisé pour chauffer l’eau. Mais nous nus heurtons à des contraintes dues à la localisation en centre ville de nos magasins. Nous ne récupérons pas l’eau de pluie et ne pouvons pas installer des panneaux solaires par exemple », continue le directeur général. Actuellement, l’enseigne procède au calcul de l’empreinte écologique de son siège.

Côté carte, le calcul de l’empreinte écologique a été réalisé sur un seul produit : le  « Charente », une recette à base de lentilles bio, de potiron bio, de pommes de terre. Etaient pris en compte : la  production en amont des ingrédients, leur transport jusqu’à l’atelier, la mise en œuvre nécessaire à leur transformation.  La livraison atelier-restaurants n’entrait pas dans le calcul. Résultat : une empreinte de 1,45 m²  pour le Charente, à comparer avec 6 m²  consommé par un plat de viande « standard » et 4 m²  pour un plat de spaghetti bolognaise, (ces deux recettes  n’étant pas spécialement réalisées dans un laboratoire de production) selon les chiffres communiqués par l’enseigne. « On aimerait étendre cela à d’autres produits spécifiques ou encore raisonner par familles de produits », précise Laurent Kahn.

En Belgique, Exki a reçu le label officiel « Entrepris éco-dynamique », catégorie une étoile, pour son fonctionnement, cette distinction étant une  reconnaissance d décernée par Bruxelles Environnement, l’administration de l’environnement et de l’énergie de la Région de Bruxelles-Capitale des bonnes pratiques de gestion environnementale mises en œuvre l’entreprise.

 

Empreinte écologique versus Bilan Carbone™

La vocation de l’Empreinte écologique est d’être plus large et plus englobante que celle du Bilan Carbone™. Elle traduit par un critère parlant au public que la terre ne permet pas à tous de vivre selon nos standards occidentaux et met l’accent sur la limite de ses réserves. Les visions de l’Empreinte écologique et du Bilan Carbone™ sont différentes. Le Bilan Carbone™ fait référence au volet climatique en retenant le monocritère des émissions de GES. De ce point de vue là, le spectre est plus étroit. D’un autre côté il envisage la contribution de l’ensemble d’une activité aux GES. L’empreinte écologique, déclinée lorsque déclinée par produit, a un impact communicationnel plus fort. Les deux méthodes contiennent une part non négligeable d’incertitudes inhérentes aux modèles sur lesquels elles s’appuient et à la qualité des données collectées pour produire les résultats.

Lire également :

https://www.restauration21.fr/restauration21/2009/11/pourquoi-faire-r%C3%A9aliser-le-bilan-carbone-de-son-restaurant-.html

https://www.restauration21.fr/restauration21/2009/12/bilan-carbone-lademe-va-augmenter-la-subvention-aux-petites-entreprises.html

02/12/2009

Le Club Med « La Plantation d’Albion », situé à l’île Maurice reçoit un Prix Entreprises et Environnement de l’ADEME

Prix Entreprises et Environnement Mention spéciale « Technologie et développement durable » dans la catégorie Technologies économes et propres  pour le Club Méditerranée pour la mise en place d’un traitement écologique de ses eaux usées, décernée par l’ADEME. Le Club Med « La Plantation d'Albion », situé à l’île Maurice, est le premier grand « resort » de luxe équipé de Jardins Filtrants® pour traiter toutes ses eaux usées. La qualité des eaux obtenue permet une réutilisation de toutes les eaux traitées pour l’irrigation des espaces verts. Pour cette réalisation, le Club Méditerranée s'est appuyé sur l'expertise de la société française Phytorestore qui a conçu une véritable station végétale très esthétique au sein du Village pour traiter 400 M³ d’eaux usées par jour sans générer aucune nuisance.

Cette station de traitement des eaux usées absorbe les variations de charge importantes et résiste aux conditions météorologiques parfois extrêmes.Elle ne nécessite pas l’intervention d'experts pour la maintenance et se passe totalement de produits chimiques. Les boues s’intègrent à la végétation de la station. Une véritable zone humide a été créée alors que beaucoup sont en voie de disparition sur l’Ile Maurice. Elle est dotée de nombreuses plantes indispensables pour la survie d’oiseaux tropicaux et elle permet également de créer un site conservatoire pour la biodiversité locale. Les coûts d’investissement sont en effet légèrement inférieurs à ceux d’une station traditionnelle en béton à boue activée et surtout, les coûts de fonctionnement sont particulièrement réduits car il n’y a besoin ni d’électricité, ni de produits chimiques.

 

 

 

16/11/2009

L’électricité éolienne et la restauration. Questions à Antoine Sauvage, directeur DD de Courtepaille

L’électricité éolienne et la restauration. Questions à Antoine Sauvage, directeur DD de Courtepaille

Une enseigne de restauration  qui produit localement de l’électricité, l’idée fait son chemin. A Blagnac, le restaurant Courtepaille, ouvert l’an dernier,  va être relié au réseau ERDF d’ici un mois. L’occasion de faire le point sur l’électricité éolienne et la restauration avec Antoine Sauvage, directeur Développement durable chez  Courtepaille.

Pourquoi avoir fait le choix de l’éolien pour le restaurant de Blagnac ? Comment faire rimer production d’énergie éolienne et restauration ? Quelle est la démarche ?

Antoine Sauvage : Il s’agit d’associer visibilité et production d’électricité

A quoi servira cette électricité au niveau du restaurant ?

A.S. – La production pour des raisons technique est revendue, mais elle permet de compenser notre consommation d’énergie.

Quels sont les objectifs visés en termes de production ? de couverture des besoins du restaurant ?  de revente dans le circuit de distribution ? A quelle  échéance l’opération devient-elle rentable pour une enseigne ?

A.S.- L’objectif n’est pas financier mais bien un engagement en faveur des ENR. La production devrait couvrir 10% des besoins du restaurant.

Quels sont les pré-requis ? Le restaurant doit-il être situé obligatoirement dans une zone de développement de l’éolien [i] ?

A.S.- Il n’est pas nécessaire pour le petit éolien d’être en ZDE, cependant dans ce cas EDF n’a aucune obligation d’achat.

Est-il difficile de trouver un acheteur pour écouler sa production d’électricité éolienne ?

A.S. – En fonction du prix c’est plus ou moins délicat

Quels conseils donneriez-vous à un confère désireux de se lancer dans une telle aventure ? Quels sont les écueils à éviter ?

Je lui conseillerais de faire plutôt du photovoltaïque

Le restaurant de Blagnac est-il équipé d’autres équipements générateurs d’énergie renouvelables ?

Ce restaurant est équipé d’un chauffe-eau solaire et d’une pompe à chaleur.

Antoine Sauvage

Une éolienne à côté de mon restaurant, mode d’emploi

·     Caractéristique : petit éolien particulier.

·     Installation : Machines de petite ou moyenne puissance (0,1 à 20 kw) montées sur des mâts de 10 à 35 m. Une éolienne à 2 ou 3 pales. Un onduleur permet d’obtenir un courant aux qualités constantes malgré les variations du vent, utilisable par le restaurant ou réinjectable dans le réseau de distribution.

·     Permis de construire si la hauteur est supérieure à 11m

·     Coût : En fonction du projet, entre 25 000 et 40 000 euros (pour une éolienne)

·     Pas de subventions ou voir au cas par cas selon les régions, en ZDE le rachat d’électricité est subventionné.


 

[i] ZDE : Zone dans laquelle  les éoliennes bénéficient de l’obligation d’achat par EDF de l’électricité produite.

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